buddy

Il vous reconnaît, joue avec les enfants, tient compagnie et surveillerait la maison en votre absence. Il, c’est le robot domestique ou robot de compagnie, qui s’apprête à envahir nos foyers.

Le premier animal numérique est attendu pour Noël. Conçu par la start-up parisienne Blue Frog Robotics, fabriqué en France, Buddy (copain, en anglais) est attendu pour Noël. C’est un petit robot souriant qui a une tablette à la place de la tête.

« Si on veut faciliter l’interaction entre les humains et les machines, il faut créer de l’empathie », explique à l’AFP Rodolphe Hasselvander, le cofondateur de Blue Frog Electronics. « On a des assistants sur nos smartphones, on a des assistants vocaux (…), mais on voit qu’on ne s’en sert pas vraiment. Moi je suis technophile, mais je ne parle pas à mon smartphone! »

« A partir du moment où on crée du lien avec la machine, ça devient la meilleure plateforme vers votre environnement numérique », estime le fondateur du petit robot. « Naturellement, on va dire à Buddy ‘vas-y, allume-moi la lumière’, ou ‘je vais me coucher’ et il comprendra qu’il faut éteindre les lumières ».

Robot à tout faire

Capable de se promener chez vous, il pourra vous rappeler vos rendez-vous, prendre vos appels, vous lire des recettes de cuisine, passer votre playlist, jouer à cache-cache ou faire réviser les leçons aux enfants… et aussi patrouiller dans la maison en votre absence pour vous signaler toute intrusion ou vous envoyer un message si vous avez oublié de fermer une fenêtre. M. Hasselvander espère en vendre 500.000 en cinq ans, à raison de 1.290 euros pièce.

Par ailleurs, la start-up limougeaude Cybedroïd propose de son côté une imposante robote casquée. Nommée Lynbee, cette dernière sert des petits fours et informe les maîtres de maison que leurs invités seront légèrement en retard.

« Sachez que ma première préoccupation est de vous servir et de vous faire plaisir », assurait-elle au salon Innorobo, serrant la main des visiteurs et proposant des jeux.

Ces robots sont encore des pionniers. Et leurs inventeurs se décarcassent pour trouver le bon format et la bonne taille, afin qu’on puisse s’attacher à ces machines qui ne sont somme toute que des smartphones ou des tablettes améliorés. Sans parler de la bonne utilisation.

« En Europe, nous n’aimons pas les robots humanoïdes. Ou alors il faut qu’ils soient petits, il faut qu’ils soient ‘cute’ » (mignons), observe Catherine Simon, l’organisatrice d’Innorobo.

Elle estime que « les robots compagnons en sont encore à la version 1.0″. Il nous manque le feed-back des utilisateurs: comment l’humain va détourner cette technologie pour son usage, pour qu’on sache quelles applications il faut développer », indique-t-elle.

Pour les personnes âgées ?

En attendant, c’est surtout auprès des malades et des personnes âgées que le robot social pourrait trouver son utilité. Pour contrer l’isolement, pour faciliter le lien avec les proches, pour s’assurer que tout va bien et alerter au cas où. « Le robot va demander ‘est-ce que vous avez bien mangé?’, ‘est-ce que vous avez pris vos médicaments ?’ Il va rappeler qu’il faut boire », note auprès de l’AFP Irène Lina, directrice marketing d’Hoomano, société lyonnaise spécialisée dans les applications donnant vie aux robots.

En attendant le lancement demain de robots nettement plus perfectionnés façon « Real Humans » ?

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