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Depuis ce lundi 17 au début de la soirée, les CRS patrouillent à nouveau le soir dans le quartier multiethnique du Breil-Malville, au nord-ouest de Nantes. Ils en étaient absents depuis le 3 juillet, date à laquelle une petite frappe, Aboubakar Fofana, a été abattu en tentant de fuir un contrôle routier des CRS à l’entrée du quartier. Suite à sa mort, six nuits d’émeutes ont eu lieu dans les quartiers sensibles nantais, avec plusieurs centaines de voitures brûlées et trois dizaines de locaux dont des commerces et des équipements publics.
Né à Garges-lès-Gonesse (95) et présentait par la presse mainstream comme une « crème » que n’a pas tardé à soutenir la municipalité socialiste de Nantes, Johanna Rolland en tête, Aboubakar Fofana était en réalité connu de la justice pour divers méfaits, et avait un mandat de recherche pour vols en bande organisée, recel et association de malfaiteurs. Il avait fourni une fausse identité pendant son contrôle et sa voiture était sous surveillance dans le cadre d’investigations pour trafic de stupéfiants.
Peu après, les délinquants du quartier faisaient comprendre aux pouvoirs publics via les gendarmes mobiles postés dans leur quartier que les CRS n’étaient plus bienvenus au Breil et que les émeutes allaient continuer s’ils y revenaient – et essayaient de perturber son juteux business de vente de produits de stupéfiants. Soucieux avant tout de politique et de mettre fin aux émeutes le plus rapidement possible, les pouvoirs publics avaient d’abord retiré la CRS dont faisait partie l’agent qui avait abattu Aboubakar Fofana suite à son refus d’obtempérer, puis envoyé les CRS sécuriser d’autres quartiers que Le Breil, les Dervallières et Bellevue, dévolus aux gendarmes mobiles.
Cependant, « en haut lieu on estime que la période de deuil est finie » et que force doit rester à la loi… assez discrète cet été malgré un chauffeur Uber tabassé au Breil vers 6h30 le 15 août et une opération de communication des policiers du commissariat d’Orvault, passés montrer l’uniforme et saisir… une moto-cross sans plaques d’immatriculation dans un parking le 24 août.
[#Opération] de contrôle des caves et des parties communes des immeubles ce matin quartier du Breil à #Nantes.
Visite préventive par les policiers du commissariat d’Orvault.
1 moto-cross non immatriculée saisie.
➡️@PoliceNat44 mobilisée #ContreLesRodéos pic.twitter.com/34xlrOzLtg— Police Nationale 44 (@PoliceNat44) 28 août 2018
Selon nos informations les CRS arrivés le 13 septembre ont été dûment briefés sur la situation et sont censés faire des patrouilles renforcées dans le quartier, à plusieurs véhicules. Cependant le 17 au soir ils se seraient limités à faire des contrôles routiers aux abords du quartier, très calme au demeurant si on exclut les guetteurs, à peine cachés – l’un d’eux se croit invisible alors qu’il est assis sur une chaise près du CCAS rue Malville, un autre fait les cent pas à l’extrémité ouest de la rue Dullin, etc., et le trafic de drogue. Reste à savoir si la situation est définitivement calmée ou si le feu couve toujours sous la cendre…
Louis Moulin
Crédit photo : DR
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