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Située à quelques centaines de mètres du continent, l’Ile aux Moines (56) en été semble être une autoroute à touristes : 6500 habitants au lieu de 600 à l’année, et de 5 à 10.000 personnes qui prennent le bateau – en réalité un passeur qui ne cesse de faire la navette, en partant tous les quarts d’heures – pour visiter l’île pendant la journée – au point que la mairie a interdit aux vélos la rue principale et le sentier côtier. L’automne venu, le calme revient, mais ce n’est pas pour cela qu’il n’y a plus rien à faire sur l’île.
Certes, le passeur ne passe plus que toutes les demi-heures (départs à 0 et 30 de l’île, 5 et 35 de Port-Blanc en Baden) et le dernier bateau est à 19h30. Mais avec les vacances de la Toussaint, l’île retrouve de l’animation. « On a de la chance ici que le passeur est privé et appartient à une famille de l’île, ce qui fait que même l’hiver il y a des traversées régulières », confie une iloise qui tient un commerce. « Sur l’île d’Arz c’est le service public [et même une DSP assurée par Finist Mer], c’est plus cher et il y a beaucoup moins de traversées ».
L’automne venu, il y a aussi moins de restaurants ouverts sur l’île qu’en été – le Charlemagne par exemple n’ouvre plus que le soir de 18h30 à 21h, et ne fait que bar. Même si à la Toussaint certains réouvrent devant l’affluence, pour fermer ensuite jusqu’à Pâques. Cependant, on n’y meurt pas de faim. Outre les deux supérettes – sur la place devant la mairie et le relais des Mousquetaires rue du Dolmen (à 800 m de la mairie en direction de Penhap, suivant le fléchage bleu au sol), il y a de bonnes adresses.

Ainsi sur le port, le Cap Horn, souvent qualifié de « seul restaurant ouvrier de l’île ». Valeur sûre, situé face à l’arrivée du bateau, juste sous le San Francisco. Hors-saison, il est fermé les week-ends, mais sert à manger le midi en semaine. On y trouve aussi des valeurs sûres : plats de brasserie, moules marinières (13 ou 14€), salades…, un service rapide et une addition raisonnable, quoiqu’un peu plus chère pour ce type de menu que sur le continent, insularité oblige (entrée + plat + dessert 20 €, deux plats 15.80). Point de repère : le comptoir, où se retrouvent à midi ou en journée les ilois, qui viennent discuter, prendre le bateau ou passer sur le port.
En haut, dans le bourg, autre bonne adresse : la crêperie Lonely Galettes, située face à la mairie… et au distributeur de billets. Les galettes sont copieuses – notamment la Nioul avec sa poitrine fumée en grandes tranches – et servies rapidement dans une salle assez vaste qui manque peut-être un peu de chaleur en automne.

Enfin, l’automne est aussi une bonne occasion de découvrir tranquillement l’Ile aux Moines, au gré des fontaines, chapelles, et autres vues magnifiques sur le Golfe. Comme le dit un ilois qui tient un café, « l’été, on est là pour travailler, c’est sûr. Mais l’hiver, même s’il y a peu d’établissements ouverts et presque personne sur l’île, si on aime le calme et la nature, on est servi ».
Y aller : Le Cap Horn, rue Benoni Praud / le Port, 02-97-26-31-12 (réservation conseillée)
Lonely Galettes, rue de la Mairie, 02-9726-30-70 (résevation conseillée le soir, le midi aussi l’été)
Louis Moulin
Crédit photo : DR
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