Ce lundi 26, Éric Zemmour était à Nantes pour parler de son dernier livre  Destin Français (Albin Michel). Après un large tour d’horizon sur ceux qui ont fait ou défait la France depuis Clovis, l’essayiste a mis en valeur la confiscation par les historiens contemporains de la vérité historique qui, pour lui, « inventent l’histoire qui n’a jamais existé ».

 

Invité par l’association Mémoire du futur, présidée par Reynald Sécher et animée à Nantes par François Hélie de la Harie, c’est une salle comble qui l’a ovationné pour ses analyses sans préjugé idéologique, son engagement et son courage.

En effet, Éric Zemmour a pu débattre de ses thèses avec Reynald Sécher et Guillaume Bernard, historien enseignant à l’ICES de la Roche sur Yon. L’occasion pour lui de rappeler que la plupart des historiens du système réfutent son livre mais refusent de débattre avec lui, car il n’est qu’un journaliste.

Débattre avec Zemmour ? Pas question pour les historiens bienpensants

Ainsi, sur France Culture, Eric Zemmour a été invité par Alain Finkielkraut le samedi 17 novembre dans son émission Répliques, où il a pu parler librement de son livre. L’émission a entraîné de nombreuses réactions et le médiateur de France Culture a dû intervenir.

Cerise sur le gâteau, dès le mardi 20, dans la Question du jour à 7h15 sur la même chaîne, Guillaume Erner  a donné la parole à l’historien Laurent Joly pour réfuter les affirmations d’Éric Zemmour en son absence. En effet,  Laurent Joly refuse de débattre avec Éric Zemmour.

Ainsi, au cours de cette émission, Laurent Joly affirme que ce dernier reprend la thèse du « glaive et du bouclier » émise par des historiens dans les années 50. Il dit également que les historiens sont tous unanimes aujourd’hui sur la politique du gouvernement de Vichy.

Rappelons que, toujours sur France Culture, Emmanuel Laurentin a intitulé son émission « La fabrique de l’Histoire » diffusée chaque matin à 9h10 du lundi au vendredi. Tout est dit dans ce titre.

Comme Eric Zemmour l’a rappelé, ces historiens sont ceux de la déconstruction de la France. Ils la font en partant du point de vue des étrangers dont Robert Paxton, auteur de La France de Vichy, est un exemple emblématique. C’est pourquoi ils lui reprochent de s’être inspiré et documenté auprès d’anciens grands historiens comme  René Grousset pour son Histoire des croisades, le médiéviste Henri Pirenne ou encore Jacques Bainville parmi de nombreux autres.

Reconstruire, à travers des personnages emblématiques, l’histoire de la France

Ce travail lui a permis de reconstruire, à travers des personnages emblématiques, l’histoire de la France en trois parties : le temps des fondations de Clovis à Catherine de Médicis, le temps de la grandeur de Richelieu à Napoléon, le temps de la vengeance de Talleyrand à De Gaulle. En résumé, pour lui la France est « le fruit de Rome au carré », celle du catholicisme et celle des politiques qui se sont inscrits dans l’héritage de l’Empire romain. Il y ajoute le rôle essentiel des écrivains, qui sont pour lui l’incarnation de l’exception française, seul pays où la littérature est au coeur de la vie nationale.

Ce livre lui permet aussi d’exprimer son amour de la France. Comme il le rappelle, héritier d’une lignée de Juifs berbères – le nom Zemmour signifie l’olivier », rien ne le prédestinait à ce « Destin Français ». Il considère que, vaincue par la France lors de la conquête de l’Algérie, sa famille en se francisant a suivi la même voie que les Gaulois en se romanisant après la défaite de Vercingétorix.

Ce Destin Français et la polémique qu’il a suscitée illustrent combien l’histoire et son enseignement sont la clef de la vie de la nation et de l’avenir de son peuple.

Thierry Monvoisin

Crédit photos: Breizh-info.com et DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine