Je viens de parcourir la France, laquelle, cet automne, serait plutôt « jaune ». Les feuilles, d’ordinaire, sont rousses. Et c’est joli. Mais voilà que des malotrus « jaunifiés », et trop souvent alcoolisés sur le soir, vous arrêtent agressivement et vous soufflent leur haleine puante par la fenêtre avant, au mieux, de vous laisser filer. Difficile de les éviter, car ils se présentent en abondance relative aux carrefours et à ces nombreux ronds-points que le monde entier nous envie.[1]

Nous voici dans la seconde décade de Frimaire – un mois où il vaut mieux se tenir au coin de la cheminée, à casser des noix ou caresser son chat. Alors, j’ai regardé la télé… Eh ben ! c’est du propre ! Passons sur les pauvres gens en « chasuble » (ça a été dit par un marseillais), comme si « chasuble », qui est un vêtement liturgique, était utilisable dans ces circonstances… Tss ! J’aurais pris une beigne quand j’étais enfant de choeur pour une pareille distorsion de langage. Il demandait, ce « ravi » de Marseille, la démission du petit roi et la dissolution de l’assemblée. Je me demande de quelle dissolution il voulait parler ? Celle qui sent l’essence ou celle qui pue la colle de poisson ? Dans les deux cas, pas de chance, le vélo n’est plus dans mes activités quotidiennes. Et je n’emploie plus de colle..

Certes, Jean Heurtin l’a dit, le petit roi n’est pas bonapartiste. Bonaparte aurait tiré au canon, comme il le fit jadis, en ces temps bénis de Thermidor, devant l’église Saint-Roch, à Paris, dans le faubourg Saint-Honoré… Au demeurant, ça ne me dérangerait pas. Je me demande si le petit roi n’y a pas pensé. Perso, je ne lui en voudrais pas. Croyez-moi ! Poutine et Erdogan l’ont fait… alors ?

Comment pardonner les images que j’ai retenues. Même si des CRS ont donné le bras à de vieilles dames égarées dans les volées de pavés, des véhicules ont été incendiés en grand nombre, des flammes ont léché des façades, des commerces ont été pillés… et surtout, des souilleurs ignares ont souillé l’Arc et sa flamme. Alors là, ça ne passe pas. Même les nazis, du temps de ma jeunesse, n’avaient pas osé. Même les nazis ! j’insiste. Et qu’on ne vienne pas me raconter des subtilités de compréhension de la « souffrance » du peup’ à la Onfray ou à la Finkelkraut. Si le peup’ est incapable d’un peu de dignité, qu’il aille au diable. C’est à vomir…

Voilà pourquoi on s’achemine petit à petit vers une solution à la Mao : des assemblées générales obligatoires ! Comme au temps de l’occupation de la Sorbonne ou de l’Odéon (en 1968). Avec des sans-culottes et des tricoteuses haranguant la foule des benêts pour décider d’un changement d’ampoule. C’est beau la « démocratie » !

MORASSE

[1] Sauf, je me souviens, dans la banlieue ouest de Toulouse (à Colomiers), là il fallait « faire » gaffe à ceux qui vous fonçaient dessus, par la droite car ils avaient priorité, à l’inverse de ce qu’on connaissait ailleurs… où il fallait attendre son tour.

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