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Les anciens moins bien traités que les clandestins. C’est le triste bilan dressé par de nombreux résidents des EHPAD, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Alors que le mal-être se fait de plus en plus ressentir, le ministre de la santé, Agnès Buzyn, a lancé une grande concertation nationale début octobre . Une grande concertation ayant pourtant un écho moindre que lorsqu’il s’agit de défendre les clandestins .

Ainsi, une première demande à émerger… celle de la condition de travail des soignants. D’ailleurs, les délégués syndicaux du secteur de l’aide aux personnes âgées ont dénoncé un  mépris de l’Etat . Lequel se traduit par la fin de non-recevoir reçue de l’Elysée à leurs demandes de rendez-vous pour évoquer les difficultés rencontrées par les personnels qui travaillent dans les quelque 7 300 Ehpad en France.

Des conditions de travail à l’origine de la situation explosive. En effet, l’association Les Petits Frères des pauvres a recueilli les réflexions de 97 résidents d’établissement pour personnes âgées. Le constat est similaire au fur et à mesure des témoignages. Contrainte d’emménager dans un EHPAD, manque de vie sociale et d’échanges avec le personnel soignant, le mal-être est profond et il ne cesse de se creuser.

Viennent ensuite les misères du quotidien qui, mises bout à bout, alimentent le sentiment de tristesse et d’abandon: la nourriture fade, le manque d’intimité, les horaires imposés…. bref un quotidien de personnes totalement en marge de la société. Et pourtant, les aînés ont participé toute leur vie au fonctionnement de la société et continuent de le faire bien après leur retraite.

Pire, pour vivre dans ces conditions, les personnes âgées doivent débourser entre 80 et 140 euros par jour selon le degré d’autonomie et l’état de santé du résident.  

Un coût faramineux quand, dans le même temps, les milliers de clandestins sur le sol français sont, pour la plupart, nourris, logés et habillés, le tout avec l’argent du contribuable.

Face aux rares actions gouvernementales, les personnels et les résidents réclament des mesures d’urgence. Elles réclament notamment la création de plusieurs milliers de postes et des revalorisations salariales immédiates, sous peine de voir une autre branche de la société se mêler à la révolte sociale.

Focus sur les EHPAD

Les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) sont des maisons de retraite médicalisées qui proposent un accueil en chambre. Les EHPAD s’adressent à des personnes âgées de plus de 60 ans qui ont besoin d’aide et de soins au quotidien. Et pour qui, par exemple, la téléassistance pour personnes âgées ne suffit plus.

Elles ont pour objectif principal d’accompagner les personnes fragiles et vulnérables et de préserver leur autonomie par une prise en charge globale comprenant l’hébergement, la restauration, l’animation et le soin. Pour se faire, les établissements signent une convention avec le conseil départemental et l’ARS (agence régionale de santé) qui leur apportent des financements en contrepartie d’objectifs de qualité de prise en charge. Il faut savoir qu’il existe aussi des maisons de retraite non médicalisées qui s’adressent à des personnes âgées de plus de 60 ans qui sont en perte d’autonomie, sans avoir encore besoin d’aide et de soins permanents.

Les EPHAD sont, pour résumer, composés :

  • des établissements médico-sociaux (maisons de retraite ou résidences-autonomie médicalisées
  • des unités de soins de longue durée

Les occupants sont des personnes dépendantes qui ne peuvent plus rester seules chez elles, et qui de retrouvent donc dans ces maisons de retraite médicalisées, parfois haut de gamme, parfois qui laissent à désirer. L’investisseur est lié au gestionnaire de la résidence via un bail commercial. Dans ces établissements, on y assure la restauration, les soins, l’entretien des linges. Un médecin et des infirmières sont présentes.

En Bretagne , on recense un total de 491 résidences EHPAD pour quasiment 3,3 millions d’habitants. Le vieillissement de la population dans notre région est une réalité et les listes d’attentes pour trouver une place en EHPAD également. De plus certains niveaux de dépendance et certaines pathologies comme Alzheimer réduisent encore un peu plus les places disponibles en résidence EHPAD car la prise en charge d’Alzheimer par exemple nécessite une unité de soins spécialisée.Pour placer un proche dans un établissement EHPAD situé en Bretagne, la procédure a été nettement simplifiée avec un formulaire (cerfa 14732*01) unique à remplir en un seul exemplaire et à photocopier en fonction du nombre d’établissements auprès desquels la personne souhaite entrer. Il y aura principalement les informations qui concernent le patient et le bilan confidentiel complété par le médecin.

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