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Nous pourrions ironiser une fois de plus sur la mise en place d’une « brigade anti-incivilités » par la municipalité socialiste depuis le début de cette année 2024 si la situation n’était pas aussi grave à Rennes.
N’étant pas seulement devenu le théâtre des multiples règlements de compte entre gangs de criminels pour le contrôle du trafic de stupéfiants, la capitale de l’Ille-et-Vilaine voit régulièrement des agressions se dérouler dans ses rues.
Curieux hasard, c’est à Maurepas, l’un des quartiers « sensibles » de Rennes déjà célèbre pour ses fusillades que la dernière affaire en date a débuté.
Comme le précise le média Actu Rennes, des policiers de la brigade anti-criminalité, alors en patrouille à proximité du marché de Maurepas mardi 27 février en fin de matinée, ont aperçu un individu s’approchant de manière suspecte d’une femme « née en 1941 ».
L’agresseur est né à Djibouti
La suite des événements est contée par le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc : « Alors qu’elle entre dans l’immeuble, il lui aurait claqué la tête contre le montant de la porte puis lui aurait tiré fortement son sac à main ».
Fort heureusement, après cet acte de sauvagerie extrême sur la victime âgée de 82 ans et se déplaçant à l’aide d’une béquille, l’agresseur est interpellé en flagrant délit par la BAC de Rennes. Il s’avère que celui-ci, ne présentant pas d’antécédents judiciaires, est né en 1988 à Djibouti.
Après son arrestation, il a été placé en garde à vue. Toutefois, s’il est manifestement inconnu de la justice française, il a déjà fait plusieurs victimes dans la métropole rennaise, avec un point commun dans les exactions commises : en effet, l’homme est accusé d’avoir agressé plusieurs personnes âgées dans l’optique de les délester de leurs effets personnels.
Une dizaine de victimes à Rennes ?
À savoir que quelques minutes auparavant, une autre femme, quant à elle née en 1951, fut également projetée le visage contre le sol après avoir été poussée dans le dos par un individu. Lequel prenait la fuite sans avoir oublié de lui voler son portefeuille.
Plus sinistre encore, la même source indique également qu’une autre femme quant à elle âgée de 78 ans (et se déplaçant à l’aide d’un déambulateur) aurait également été projetée par ce même individu le 27 février dans la cage de son ascenseur. Une victime qui a depuis dû être hospitalisée suite à cette agression.
Outre Maurepas, des faits similaires avaient déjà été signalés dans le quartier (lui aussi « prioritaire ») de Villejean. Le quotidien le Télégramme évoque quant à lui une information d’une tout autre ampleur émanant des policiers rennais vis-à-vis de ce sans domicile fixe de 36 ans interpellé : les forces de l’ordre le soupçonnent d’avoir fait 17 victimes en quelques jours !
En attendant d’être fixé sur son sort lors d’une audience prévue devant le tribunal correctionnel de Rennes le 22 avril où il devra répondre de ces trois faits de vols avec violences, l’agresseur a été placé en détention provisoire après avoir été déféré au parquet le 29 février.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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