Noël à Nantes : record d’affluence battu et réussite du bénévolat

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Le spectacle lumineux sur la Cathédrale de Nantes, « Noël slave » de l’association LumiNantes, ainsi que les projections sur le Museum d’Histoire Naturelle ont battu un nouveau record d’affluence en 2018, malgré la météo peu clémente et les manifestations. Les spectacles ont ainsi rassemblé, du 20 au 28 décembre, plus de 200.000 personnes dont près de 21.000 au Museum. La place Saint-Pierre a été complètement remplie à plusieurs reprises. Pour la prochaine édition – en 2020 maintenant – le spectacle devra pousser les murs.

En 2016 le spectacle lumineux sur la cathédrale de LumiNantes avait réuni 150.000 personnes, et en 2014, lors de la première édition, 50.000. Cette réussite impressionnante n’aurait cependant pas pu avoir lieu sans ses bénévoles… plus d’une centaine, issus pour 60 d’entre eux de l’école de commerce nantaise Audencia. Nous en avons interviewé quelques uns, alors qu’une réception a été faite pour eux par les organisateurs après la dernière représentation, le 28 décembre.

Sans eux, en effet, pas de spectacle : « il fallait au moins 25 bénévoles chaque soir, sinon il n’y avait pas de représentation », expliquait ainsi François-Xavier Vandanjon, un des cofondateurs de LumiNantes, « ébloui par cette chaleur qui se dégageait sur cette place [Saint-Pierre] ».

Alexis, élève en Bachelor à Audencia – c’est à dire la formation générale post-bac de niveau Licence, a un « engagement très personnel avec le spectacle. Des raisons familiales, mais aussi artistiques – l’art est une bonne cause qui est en train de s’éteindre, les gens n’en ont rien à faire, passez moi l’expression ». Mais le jeune homme a aussi des raisons plus pragmatiques : « le bénévolat est très bien vu dans le milieu du business, l’on montre qu’on n’est pas seulement un requin, qu’on est volontaire, qu’on ne pense pas qu’à faire du chiffre ». Le jeune homme dont c’est « la première expérience de bénévolat » et qui se dirige vers les ressources humaines a fait « cinq soirées, de l’accueil du public, bonjour, au revoir, de la redirection de flux au mégaphone, etc ».

De nombreux étudiants d’Audencia sont bénévoles

Au cœur de la machinerie, Mathys, qui a créé au sein de son école Audencia un « club Lucia » pour recruter des bénévoles. Et a ramené aussi une quarantaine d’amis de son réseau personnel. Modeste, il explique que c’est « cool d’avoir des amis et des connaissances soudées. J’ai créé le club Lucia pour fédérer les étudiants en octobre, et j’ai recruté 60 personnes à Audencia ; j’étais déjà investi au collège et dans mon lycée – à la Herdrie. J’ai toujours été investi dans la vie de l’école ».

Le jeune homme, qui souhaite créer une entreprise dans le « développement durable, car il y a des défis à relever, des gens à nourrir », confirme que le bénévolat est « bien vu des recruteurs. On a beaucoup d’entretiens pendant nos études, les gens nous le demandent. Cela montre qu’on est ouvert d’esprit, qu’on a donné de son temps, c’est une forme de sacrifice personnel ».

Charles fait partie de ces bénévoles qui ne viennent pas d’Audencia. « Je suis un ami de Mathys, je suis devenu bénévole pour aider Mathys et pour aider tout simplement ». En terminale S à Saint-Stan il se dirige cependant vers une école de commerce, « plutôt à Paris ». Lou-Anne est devenue bénévole grâce à sa copine. « J’aime bien donner un coup de main. Et puis je suis en école de sage-femme, je participe déjà au dispositif de tutorat Santé-Nantes qui aide les futurs professionnels de santé. Faire du bénévolat fait partie de ce que je recherche dans la vie ».

Fanny est une amie de lycée de Mathys. « Nous étions dans la même classe en première et terminale. Quand il m’a envoyé un message j’ai dit oui, j’ai fait deux soirées, notamment pour collecter des dons. C’est une bonne expérience. J’ai déjà fait du bénévolat pour les animaux et l’environnement ». La jeune fille se dirige vers un CAP d’ébéniste pour devenir shapeur – c’est à dire designer de planche de surf.

« Remplir une place comme la place Saint-Pierre en dix minutes, ça gère »

Samuel était cette année régisseur du spectacle, pour le compte de Zébulon Régie qui intervient sur d’autres spectacles dans la région (Rendez-vous de l’Erdre, Dub Camp, Montmartre à Clisson…) et sur l’Autre marché place Feydeau cette année. « Cette année, il y avait un maillage très fort entre bénévoles, avec une place remplie de monde. Une anecdote : 18 heures, début du dispositif. 18h10 : tout est bouclé. Remplir une place comme la place Saint-Pierre en dix minutes, ça gère ».

Le maître mot : « anticiper. Récolter beaucoup d’informations pour verrouiller tel ou autre accès en fonction du public, remplir la place de façon uniforme… ». La société Spectaculaires, de Rennes, qui s’occupait de la projection, était « très autonome », présente sur la place dès le 16 décembre pour monter le matériel – deux tours avec quatre et deux projecteurs chacune – et jusqu’au 29 pour démonter. Rendez-vous à Angers l’an prochain et à Nantes dans deux ans, avec un nouveau thème… et un nouveau spectacle.

Crédit photo : DR
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