Occupant officiellement le poste de Président de la République Fédérative du Brésil depuis le 1er janvier, Jair Bolsonaro a réaffirmé sa promesse électorale de libéraliser l’utilisation et la possession d’une arme à feu.

Port d’arme et casier judiciaire

Il a prononcé son discours inaugural le 2 janvier devant le Congrès à Brasilia. Le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro a profité de l’occasion pour rappeler la promesse qui avait été l’un des marqueurs phares de sa campagne électorale : la libéralisation de l’utilisation et de la possession d’une arme à feu.

Élu pour une durée de quatre ans, Jair Bolsonaro est donc entré rapidement dans le vif du sujet. Lors de cette cérémonie d’investiture du 38ème Président de la République Fédérative du Brésil, le nouvel homme fort du pays a déclaré : « Le bon citoyen mérite d’avoir les moyens de se défendre, en respectant le référendum de 2005, lorsque le peuple brésilien a voté pour le droit à la légitime défense ». Ce port d’armes à feu sera autorisé aux individus ayant un casier judiciaire vierge.

Pour l’heure, cette détention d’armes n’est permise qu’à domicile et ce, avec un certain nombre de conditions. Par ailleurs, le port d’armes à feu est proscrit en dehors de ce domicile et est exclusivement réservé à certaines corporations (police, armée, etc.).

Jair Bolsonaro : travail et sécurité

Quant au reste de son discours, Jair Bolsonaro, fidèle à son style, n’a pas lésiné sur les mots forts. « Je réaffirme mon engagement à construire une société sans discrimination ni division », a-t-il dit, rappelant que le drapeau brésilien porte les mots « Ordre et progrès ». En ajoutant : « Aucune société ne se développe sans respecter ces préceptes ».

Désormais, a-t-il assuré, le Brésil sera guidé « par la volonté souveraine des Brésiliens qui veulent de bonnes écoles capables de préparer leurs enfants au marché du travail, et non à l’activisme politique, qui rêvent de liberté pour aller et venir sans être victimes de la criminalité, qui veulent gagner de bons emplois, qui exigent des infrastructures de santé, d’éducation et sanitaires et qui respectent les droits fondamentaux de notre constitution ».

Enfin, le nouveau président a demandé l’appui du Congrès brésilien pour renforcer les pouvoirs des policiers dans le but que ceux-ci « puissent mener à bien leur travail » car « ils méritent et doivent être respectés ». Jair Bolsonaro le dit, « nous honorerons et valoriserons ceux qui sacrifient leur vie pour nous défendre, en garantissant notre sécurité et celle de nos familles ».

Il a également marqué son soutien à l’armée brésilienne en assurant que celles-ci « auront les conditions nécessaires pour remplir leur mission constitutionnelle de défense de la souveraineté du territoire national et des institutions démocratiques ». Ne reste plus qu’à attendre la transformation (ou non) de ces paroles en actes.

Crédit photo : Flickr (CC BY-SA 2.0/Jakob Reimann)
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