Suisse

Une récente conférence donnée devant des cadres de l’armée suisse par un officier supérieur et un spécialiste des dossiers géostratégiques et géopolitiques (Le lieutenant-colonel Alain Baeriswyl, et le Dr Bernard Wicht, privat-docent à l’Université de Lausanne) a conclu à la vraisemblance d’une menace terroriste contre la Suisse, menace s’inscrivant dans le contexte d’une Europe déjà victime de multiples attentats sanglants.

Sans qu’il soit nécessaire de reproduire ici le contenu de la conférence, il me paraît indispensable d’en mentionner quelques éléments essentiels et d’y apporter un complément sans lequel la problématique du terrorisme ne peut être qu’incompréhensible.

Le constat

L’Europe, soutiennent les deux conférenciers, est le théâtre d’actes terroristes dirigés contre les citoyens afin de les sidérer et de les pousser à la soumission. Les groupes chargés d’opérer cette sidération, précisent-ils, sont flous. Certes, mais il convient d’ajouter qu’ils le sont aussi bien dans leur composition, en dépit des indices un peu trop évidents qu’ils abandonnent sur les lieux de leur forfait et qui permettent de les identifier un peu trop aisément, que dans les appuis dont ils jouissent. La guerre qui se déroule ainsi est bel et bien une guerre civile – dite « moléculaire » par les conférenciers -, mais elle oppose, à mon sens, plusieurs types de protagonistes dont il est impératif de dire quelque chose.

Protagonistes nationaux (dont les Etats eux-mêmes pratiquant contre leur propre population un terrorisme étatique, ce qui est passé sous silence) et internationaux, cherchant à détruire la civilisation européenne, s’en prenant aux citoyens patriotes, attachés à leur terre (qui est celle de leurs ancêtres, celle que les siècles ont enrichie), à leur culture, à leurs mœurs et à leur sensibilité. Il s’agit pour les agresseurs d’entraîner les patriotes à accepter une idéologie – le mondialisme – qui causera leur mort historique, ethnique et sociale dans un abaissement général et une acceptation sans condition des exigences de l’adversaire, lequel n’est autre que le capitalisme transnational américano-centré d’obédience sioniste.

La réponse

Elle réside pour l’essentiel dans un double combat dont les conférenciers ont esquissé les contours : contre le politiquement correct et pour l’esprit de guerre. Dans cette perspective, deux types de décisions fondamentales, me semble-t-il, doivent être prises.

  • Indépendance des médias mainstream, interdiction de tout accaparement de ceux-ci par des groupes financiers, obligation du pluralisme de l’information et des opinions (actuellement, seul le politiquement correct a voix au chapitre)
  • Interdiction des organisations pseudo-humanitaires, suppression des lois culpabilisantes (antiracistes – l’Europe est l’espace le moins raciste du monde -, anti-homophobes, antisémites, etc.) et mise au pas des intellectuels appartenant manifestement à une cinquième colonne au service d’intérêts étrangers
  • Réinstauration d’un système éducatif adéquat, voué à un patriotisme serein (non agressif et non cocardier) et au retour du discours narratif national décomplexé – fin de l’invasion migratoire programmée par les élites mondialistes, invasion appelée à dissoudre les peuples par le métissage et la submersion quantitative1 , et dès lors rejet total et définitif du pacte de Marrakech
  • Renouement des citoyens avec la fierté que mérite notre civilisation, les erreurs du passé (propres à toutes les civilisations) n’étant pas de la responsabilité des citoyens d’aujourd’hui. Tout acte ou parole de repentance doivent être interdits
  • Refondation du système judiciaire sur l’expiation des crimes et non sur la réinsertion des criminels
  • Expulsion immédiate de tout étranger ou Européen de papier s’étant rendu coupable d’un manquement à la loi
  • Réintroduction de la préférence nationale absolue
  • Refus des lois mémorielles : les historiens doivent être libres de tout examiner et de publier sans tabou les résultats de leurs recherches
  • Fin de la libre circulation des personnes

Type 2 :

  • détruire à terme l’Union européenne et remplacer l’euro par des monnaies nationales
  • Armer (ce qui est proposé par les conférenciers) en permanence les policiers et surtout former une authentique milice de « citoyens volontaires, responsables et compétents qui ne sont ni militaires ni policiers à porter une arme dans l’espace public ».

Causes du terrorisme et de sa menace

Elles n’ont été désignées que partiellement par les conférenciers qui se focalisent en particulier sur la Suisse. Celle-ci, disent-ils avec raison, est appelée tôt ou tard à devenir victime du terrorisme. Pourquoi ? Parce qu’elle appartient au camp occidental. Précisément, le problème est là.

La Suisse appartient, de par la politique aberrante de ses élites politiques, économiques et intellectuelles mondialistes, elles-mêmes inféodées aux grandes oligarchies financières, industrielles et militaires, au camp du capitalisme prédateur occidental. Sont visés en premier lieu les États du Moyen-Orient pouvant menacer Israël. L’Irak et la Libye ont déjà été fracassés, le Liban est en sursis, la Syrie est momentanément sauvée grâce à la Russie et à l’Iran, lui-même étant sous la menace imminente d’une agression. L’acquisition par Téhéran de l’arme atomique est de ce point de vue indispensable et légitime.

L’unique possibilité de surseoir à une invasion ou à une destruction de la part des EtatsUnis (il tombe dans le monde une bombe américaine toutes les douze minutes !) est bel et bien d’être au bénéfice de l’arme atomique.

Révisions déchirantes et retournements politiques

Si la Suisse respectait la neutralité à laquelle elle prétend être attachée, elle cesserait de s’associer aussi étroitement au camp occidental et s’ouvrirait à d’autres alliances :

  • avec la Russie, fleuron de la civilisation européenne, alors que les États-Unis, par exemple, n’en sont que l’appendice malade
  • avec la Chine, grande et ancienne civilisation
  • avec l’Iran, la glorieuse ancienne Perse
  • avec les pays de grande culture et de grande tradition tels que la Syrie
  • avec les organisations rivales des organisations occidentales : Organisation de Coopération de Shanghai, Union économique eurasiatique
  • avec les pays européens déterminés à rester eux-mêmes, tels que la Hongrie

Elle modifierait sa politique dans le sens suivant :

  • refus de toute coopération avec la plus grande organisation criminelle de tous les temps : L’OTAN
  • renégociation de l’ensemble des traités bilatéraux avec l’UE
  • abrogation des traités internationaux contraignants : traités sur les migrations, déclaration universelle des droits de l’homme, pacte relatif aux droits civils et politiques et tout ce qui se rapporte à ces droits, etc.
  • abandon progressif des opérations en dollar – refus de l’universalité du droit américain (au scandale de l’extorsion de plusieurs milliards à l’UBS, on eût dû répondre par la confiscation d’une somme équivalente en avoirs états-uniens en Suisse)

Ces quelques pistes, fort sommairement esquissées, si elles étaient examinées sérieusement et adoptées éviteraient à la Suisse (et à l’Europe si elle lui emboîtait le pas) de nombreux désagréments, notamment d’être pour l’heure certaine de disparaître à moyenne échéance (ce qui menace l’Europe également), et la dispenserait de figurer dans le camp des Etats voyous.

Dr Michel Bugnon-Mordant

Géopolitologue et Essayiste

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

1 COMMENTAIRE

Comments are closed.