Découverte. Les conserveries du Finistère à travers les ans.

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Sardines, maquereaux, thons, pâtés ou encore confits de noix de Saint-Jacques, les conserveries bretonnes et plus particulièrement finistériennes sont nombreuses. Ancrées dans l’histoire et l’héritage du département, ce sont des traditions et surtout des milliers de personnes qui font vivre cette filière et qui en vivent depuis plus de deux cents ans.

Focus sur l’industrie de la conserverie, un savoir-faire ancestral cher au Finistère, qui s’appuie aujourd’hui sur des technologies et productions de pointe.

Histoire de la conserverie en Finistère

Tout commence en Finistère… et surtout au XIXe siècle. Sous l’impulsion de Nicolas Appert, célèbre inventeur français, les toutes premières conserves voient le jour grâce au procédé d’appertisation, permettant de chauffer un récipient fermé hermétiquement. Si ce ne sont pas encore les conserves d’aujourd’hui, elles comblent alors le manque de système de conservation alimentaire de l’époque. Joseph Colin, confiseur nantais, utilisera par la suite ce procédé en l’appliquant aux contenants en fer blanc : la conserve telle qu’elle est connue aujourd’hui était née et la sardine sera le premier poisson à être mis en boite de façon industrielle. Depuis ce jour, la croissance des conserveries n’a cessé d’évoluer sur le territoire finistérien et l’industrie est devenue leader en matière de transformation des produits de la mer en France (en chiffre d’affaires).

Aujourd’hui en Finistère, l’industrie de la conserverie continue de se développer. L’ensemble des ports de pêche des criées de Cornouaille représente d’ailleurs le premier port de pêche au niveau national.

On dénombre à ce jour plus d’une trentaine de conserveries en activité. Les conserveries reposent exclusivement sur la matière première et aujourd’hui, plus de 80 % de la consommation est issue du thon, du maquereau et de la sardine.

Les métiers de la conserverie, de l’artisanat à la technologie de pointe

À l’apparition des conserveries, les hommes étaient marins et les femmes ouvrières à l’usine. Le processus de la pêche à la vente est resté identique pendant plus d’un siècle et les mentalités ancrées dans ce sens. Toutes les étapes de la mise en conserve, les gestes quotidiens, le savoir-faire étaient transmis d’ouvrière à ouvrière, de génération en génération.

Aujourd’hui, si la qualité reste toujours le maître-mot, les techniques et qualifications ont évolué pour soutenir les fabricants dans leur expansion. Les conserveries n’hésitent plus à investir dans le renouvellement et la modernisation des équipements. Nouvelles lignes de production (manuelle, semi-automatique, automatique), empaqueteuses, laveuses ou encore étuyeuses, les conserveries ont su prendre le virage de l’ingénierie pour se développer et pérenniser leur activité. Symbole du développement de l’industrie, certaines conserveries sont en plein essor à l’étranger.

Du côté de l’emploi, les entreprises se développent aussi et étoffent en permanence leurs équipes. Si les femmes représentent toujours un pourcentage important de travailleurs en usines, elles n’ont en revanche plus rien des ouvrières du XIXe siècle. Qualifié, spécialiste, opérateur sur machine, le personnel des conserveries a évolué en même temps que les machines et représente aujourd’hui une main-d’œuvre expérimentée en Finistère. 2019 sera aussi l’occasion pour certaines conserveries de recruter, plusieurs postes sont en effet ouverts dès ce début d’année.

Chancerelle, la plus vieille conserverie de sardines du monde

Fondée par Wenceslas Chancerelle en 1853, Chancerelle, à Douarnenez, est la plus ancienne conserverie de sardines au monde. Avec un savoir-faire et des connaissances transmises de génération en génération depuis 165 ans, l’entreprise allie aujourd’hui méthodes ancestrales et technologies de pointe. Entreprise familiale, c’est Robert Chancerelle, cinquième génération à reprendre les rênes, qui développe la marque Connétable. Chancerelle mise son développement sur trois grands axes : des produits de qualité, le développement de la marque Connétable et la diversité des recettes proposées en conserves, le tout dans la modernité et grâce à des équipements dernier cri. Aujourd’hui, 10 % du marché français des ventes de sardines en boîte est détenu par Chancerelle.

Outre Chancerelle, les conserveries les plus connues dans le Finistère se nomment Hénaff (Pouldreuzic), Saupiquet (Quimper), ou encore Courtin (Concarneau)

Découvrir les conserveries du Finistère

La compagnie bretonne du poisson St Guenole Penmarc’h / Oceane alimentaire Penmarc’h /Poisson d’ouest Plouescat / Kerbriant Douarnenez / Pointe de Penmarc’h Douarnenez / Secrets de famille Chateauneuf du Faou / Algoplus Roscoff / Jean Burel Concarneau / Gonidec Concarneau / Chikolodenn Carantec / Prat ar coum Carantec / Mer alliance Quimper / Guyader Landrevarzec / Bord a bord Roscoff / www.algues.fr

Photo : DR
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