Finkielkraut, Lapierre, Léopold et tous les autres : et si la classe politique condamnait TOUTES les agressions ? [L’Agora]

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Le lynchage, l’agression en meute, verbale comme physique, devraient susciter le dégoût et la réprobation chez tous les honnêtes gens. Et cela quelle que soit la victime de ce lynchage. Il en va pour le « sale sioniste de merde » visant le philosophe Alain Finkielkraut, qui a mis la quasi-intégralité de la classe politique et médiatique en émoi, comme pour beaucoup d’autres.

Certains surfent d’ailleurs sur cette insulte pour vouloir  sortir une nouvelle loi liberticide, interdisant aux individus qui le souhaitent de dénoncer « le sionisme », c’est-à-dire la défense du droit à l’existence, mais aussi à l’expansion, d’Israël. Il n’est pas question ici de débattre du sionisme, de l’antisionisme, d’Israël, de la Palestine. Ce n’est pas le sujet. Par contre, encore une fois, la classe politique, et Alain Finkielkraut l’a parfaitement souligné, fait preuve d’une hypocrisie sans nom en ne définissant pas « l’ennemi » (l’antisémite donc) qu’elle prétend pourtant désigner.

Il est vrai que c’est sans doute politiquement incorrect de dire que l’antisémitisme et l’antisionisme en France proviennent majoritairement aujourd’hui d’une frange de la gauche et, pour l’essentiel, des banlieues et de la jeunesse issue de l’immigration….

Mais le sujet principal, c’est l’indignation sélective de la classe médiatique et politique. Pourquoi M. Finkielkraut bénéficie-t-il, pour quelques insultes proférées par une meute de lâches, d’une telle couverture médiatique et d’un tel soutien, soutien dont n’ont pas bénéficié, par exemple, Vincent Lapierre (Le Média pour tous) ou Léopold Jimmy (LDC news), tabassés par des militants d’extrême gauche en marge des manifestations de Gilets jaunes ?

Pourquoi l’agression physique d’un journaliste indépendant, parce qu’il est journaliste et parce qu’il est dissident, serait-elle moins condamnable que l’agression verbale d’un philosophe parce qu’il est sioniste et perçu comme réactionnaire ?

Pourquoi l’éborgnement d’une manifestante Gilet jaune pacifiste ne provoque t’elle aucun tweet, ni aucune manifestation de ministres et de politiques ?

Pourquoi certaines agressions, quotidiennes, que vivent des Français n’ayant pas les relais et les appuis dont bénéficie Alain Finkielkraut, sont-elles passées sous silence ou uniquement révélées par la presse alternative ?

Encore une fois, ce n’est pas M. Finkielkraut qui est visé dans cette tribune et son agression verbale doit être dénoncée. Ce n’est pas lui, manifestement, qui a monté en épingle cette affaire, mais bien des personnes  » mal intentionnées « . N’auraient-ils pas vu dans cet acte isolé la possibilité de jeter l’opprobre sur tout un mouvement, qui rassemble de très nombreux Français depuis trois mois, dont beaucoup sans doute ne connaissaient même pas l’existence de M. Finkielkraut, aussi médiatique soit-il?

Par ces réactions à une simple agression verbale, là où le silence se fait au quotidien sur de multiples actes bien plus graves, bien plus violents pour ceux qui les vivent, les pouvoirs publics, politiques, et médiatiques, creusent un peu plus le fossé avec une partie de la population.

Par ces indignations sélectives (au même titre que M. Castaner s’horrifie à raison des agressions de policiers en marge de manifestations de Gilets jaunes, là où il se fait silencieux au quotidien, quand les policiers vivent la même chose dans les banlieues), nos dirigeants, et ceux qui hurlent avec eux, ne font que donner du grain à moudre à tous ceux qui y voient, une fois de plus, l’agitation d’une petite élite, d’un microcosme, qui a abandonné le peuple depuis bien longtemps pour ne s’intéresser qu’à ceux qu’elle a cooptés, y compris en leur donnant le rôle de méchant réactionnaire…

Ils n’ont décidément rien compris au mouvement des Gilets jaunes….

Julien Dir

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