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Une bombe à retardement était prête à exploser depuis longtemps : il s’agit de la zone proche de la gare de Ferrara [ville d’Emilie-Romagne – NDT], l’une des plus difficiles de la ville, théâtre de trafic de stupéfiants, de dégradations, de rixes et de vol. Quelques mois auparavant, la guerre pour contrôler la zone avait mené à une bataille entre Nigérians à coups de machettes, sous les yeux des passants terrorisés essayant d’éviter les flaques de sangs et les blessés hurlant.

Samedi 16 février au soir a eu lieu une révolte. Tout a commencé suite à un contrôle de police : un jeune nigérian qui fuyait un contrôle de police suite à une infraction à la législation des stupéfiants (ILS) est renversé par la voiture d’un particulier. Immédiatement court la rumeur que le jeune est mort, ce qui est faux, puisqu’il est transporté à l’hôpital blessé. Mais entre les divers bandes monte une rage féroce, et en peu de temps, des dizaines d’Africains s’ameutent dans la rue : ils hurlent, menacent, renversent des poubelles, lancent tout type d’objets comme des bouteilles vides.

Les forces de l’ordre et l’armée prises en otage par les Nigérians

Sur les lieux interviennent des patrouilles de polices de toute la région, ainsi que l’armée afin de contrer la guérilla urbaine. Comme le rapporte Il Giornale, les militaires ont essayé des heures durant, de parlementer avec les Nigérians pour les convaincre que leur compatriote n’était pas mort à l’hôpital. « Nous nous sommes trouvés face à face avec environ 100 Nigérians, ça n’a pas été simple – raconte Nicola Lodi – Ils nous ont encerclé et menacé et le message était très clair : si le jeune renversé est mort, demain ce sera la guerre à Ferrara. Vous finirez mal ». Une situation surréaliste, avec des forces de l’ordre et l’armée prises en otage par les Nigérians, c’est-à-dire qu’il était impossible d’arrêter un seul de ces migrants parce qu’« il y avait des bandes cachées dans la zone, prêtes à agresser tout le monde : policiers, gendarmes et armée ».

Le commentaire du Casa Pound de Ferrara ne s’est pas fait attendre. Giuseppe Vista s’exprime ainsi : « Ferrara se dégrade de plus en plus, ce qui est advenu samedi soir est extrêmement grave. La révolte des Nigérians montre tous les dangers et l’immigration incontrôlée et sans règlementation. Les habitants de Ferrara, sont désormais livrés à eux-mêmes et les politiques d’accueil inconditionnel font seulement en sorte que ces migrants puissent faire les caïds. Mais à quand les expulsions promises plusieurs fois ? Les paroles et les promesses ne suffisent plus, il faut agir : ces migrants doivent rentrer dans leur pays immédiatement, et ce peu importe leurs titres de séjour… s’ils se comportent ainsi, ils n’ont aucun droit à rester sur le sol italien ».

Très rapidement aussi, le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, réagit lui aussi : « Quelle folie ! […] Un grand merci aux forces de l’ordre. Je me rendrai bientôt dans cette ville pour mettre un peu les choses en ordre ! ».

Traduction : Hélène Lechat

Source : Il Primato Nazionale (18 février 2019)

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