Comme chaque année, le Kan ar Bobl verra sa finale se tenir à Pontivy les 6 et 7 avril prochains. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de chants, de danses et de diversité… bretonne.

Kan ar Bobl : faire comme en Irlande

C’est au début des années 1970 que l’idée d’un concours entre chanteurs, musiciens et danseurs originaires des neuf pays bretons a vu le jour. Un principe s’inspirant alors du modèle irlandais où le Fleac’h oil faisait concourir chaque année des musiciens venus de tous les comtés. Pas question alors pour la Bretagne de ne pas en faire autant ! Sous l’impulsion du nationaliste breton Polig Monjarret, la première édition du Kan ar Bobl (« Chant du peuple ») aura ainsi lieu en 1973 au Palais des Congrès de Lorient dans le cadre du Festival des Cornemuses.

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Carte des neuf Pays historiques de Bretagne

Face au succès que rencontrent ces toutes premières éditions, les organisateurs mettent en place dès 1975 des concours éliminatoires par pays avant de pouvoir accéder à la finale. C’est notamment le Kan ar Bobl qui a permis l’émergence d’un Denez Prigent ou du groupe Ar Re Yaouank.

Pontivy les 6 et 7 avril

Cette année encore, le rendez-vous ultime du Kan ar Bobl se déroulera au centre de la Bretagne, à Pontivy, les samedi 6 et dimanche 7 avril prochains. Une ville qui succède donc à Lorient depuis 1997 et qui va voir, une nouvelle fois en 2019, des centaines de candidats s’affronter lors de la Grande Finale des Pays de Bretagne.

Précisons que ces candidats étaient initialement plusieurs milliers avant que ne se tiennent, du 2 févier au 3 mars derniers, les Rencontres de Pays afin de départager ces derniers et de sélectionner les finalistes. Nul doute que la finale pontivyenne à venir sera une nouvelle fois l’occasion de (re)décourvrir nos traditions et notre patrimoine culturel breton afin de les faire perdurer et de leur redonner leur vivacité d’antan. Une bouffée d’enracinement salvatrice à l’heure où le cocktail mondialisme/nomadisme/individualisme est en passe de détruire nos derniers repères identitaires, si rassurants en ces périodes troubles.
Kan ar Bobl

L’occasion aussi de se rappeler qu’il n’y a pas besoin de quitter la Bretagne et de se tourner vers des cultures étrangères pour goûter à la diversité, au sens noble du terme cette fois.

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Jérémy Kergourlay)
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