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L’édition 2019 du tournoi des 6 nations s’est achevée, samedi 16 mars 2019, par le triomphe du Pays de Galles, après sa victoire (et son Grand Chelem) contre l’Irlande (25-7).
Cette dernière journée avait débuté par un match de 5ème division, entre l’Italie et la France. Un match dont on a l’impression que les Italiens l’ont laissé à Jacques Brunel et à son équipe (victoire 25-14 de la France) tant les Italiens ont dominé de bout en bout, avec il est vrai un arbitrage qui ne leur a jamais été favorable.
On voit mal, avec ces deux équipes d’un si faible niveau, ce qu’elles pourraient faire dans quelques mois à la Coupe du monde.
Puis vint l’apothéose de ce tournoi, avec l’affrontement entre le Pays de Galles et l’Irlande. A aucun moment, les Irlandais n’ont semblé en mesure de rivaliser. Ils sont retombés dans leurs travers de début de tournoi. Pas d’intensité de jeu, des erreurs, de nombreuses pénalités concédées. Au final victoire des Gallois qui ont fait preuve d’une solidité à toute épreuve, qui impressionne à quelques mois de la Coupe du monde.
Enfin, dernier match que l’on pensait joué d’avance (ne jamais le faire avec les fantasques écossais) : Angleterre-Ecosse, et des anglais qui enchainèrent les essais, pour mener rapidement 31-0. De quoi pousser le public à se demander pourquoi les écossais étaient venus à Londres si c’était pour présenter une telle copie. Mais c’était sans compter sur la bande à Finn Russell. Et sur une remontée jusqu’à mener 31-38, puis à se faire rejoindre dans les arrêts de jeu.
Au final, que retenir de ce tournoi ? Que le Pays de Galles s’affirme comme une équipe qui peut aller loin en Coupe du monde et surprendre l’hémisphère sud. A noter également que parallèlement, aucune franchise galloise n’est qualifiée en quarts de finale de la Champions cup ni de la Challenge cup, et sont en difficulté en Pro 14.
Que l’Angleterre, aussi costaud soit-elle, a des périodes sans. Et a payé de ne pas avoir respecté son rival d’Ecosse. L’équipe peut toutefois faire une rosse coupe du monde.
L’Irlande, est passée de statut de quasi meilleure équipe du monde, en position de force pour remporter la Coupe du Monde, à pas grand chose. Les Irlandais ont été mangés par les Anglais et par les Gallois. Inquiétant. Il va falloir se ressaisir.
Quant à la France et à l’Italie, on ne peut que leur souhaiter de se faire sortir rapidement de la Coupe du Monde, histoire d’obliger les fédérations respectives à réellement changer des choses dans la formation, dans la priorité donnée aux jeunes Français, dans la façon de jouer et d’apprendre le rugby tout simplement.
Désormais, place à la fin des championnats nationaux, aux Coupes européennes, avant le sprint vers la Coupe du Monde au Japon.
Crédit photos : DR
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