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Au Pays de Galles comme en Bretagne avec le breton et le gallo, l’immense majorité des locuteurs de gallois sont d’origine galloise ou anglaise, notamment si ceux-ci sont installés depuis longtemps dans le pays. Bien entendu, il y a des exceptions avec des extra-européens qui apprennent la langue et s’immergent totalement dans la culture galloise, mais, malgré leur sur-exposition par les milieux de gauche, ceux-ci restent une exception. Ce qui donne d’ailleurs de la valeur à leur démarche d’intégration totale.
Le Gwynned, au nord du Pays de Galles, est la terre du gallois. Le gallois y est largement pratiqué comme langue véhiculaire et son apprentissage est quasiment obligatoire pour pouvoir travailler et se faire des amis dans la contrée. Malheureusement, cet équilibre est miné chaque jour par des installations de migrants et des programmes immobiliers donnant la part belle aux logements sociaux, porte d’entrée des extra-européens dans le Pays de Galles rural. En 2024, un article de la presse galloise montrait que des demandeurs d’asile avaient été installés dans le Gwynned et sur l’ile d’Anglesey, sans compter les clandestins ! C’est pourquoi tout programme immobilier incluant des logements sociaux déclenche une certaine inquiétude dans les communautés rurales galloisantes du nord du Pays de Galles.
Ainsi un projet de construction de 18 maisons « à loyers abordables » dans le village de Botwnnog (1000 habitants) avait été précédemment rejeté par le comité d’urbanisme du Cyngor Gwynedd, sorte de communauté de communes britannique.
La demande avait, dans un premier temps, suscité des objections locales, avec des inquiétudes concernant un potentiel « surdéveloppement » du site, un « manque de besoin » perçu et des craintes que les logements ne soient attribués à des personnes ne parlant pas gallois, ce qui affecterait l’utilisation de la langue galloise. Selon le recensement de 2011, 75,9% des habitants de plus de trois parlent le gallois à Botwnnog et le nombre d’habitants nés au Pays de Galles est de 73,1%.
Opposition des élus locaux
Le conseiller local Gareth Williams (membre du Labour) avait déclaré lors d’une réunion en septembre 2024 que le projet prévoyait la construction de « 18 immeubles à loyer social dans un champ, dans un village rural », qualifiant cela de « surdéveloppement », en plein cœur du village et de projet « inutile ».
« Les personnes qui habiteront ces maisons viendront de l’extérieur de la région », avait-il déclaré lors d’une réunion, et seraient « probablement » non gallophones, ce qui « serait préjudiciable à la culture » ajoutant qu’il était « important de protéger la langue galloise ».
De son côté, le promoteur avait argué que l’impact sur l’utilisation du gallois serait « nul ».
Le conseil communautaire de Botwnnog, de son côté, s’était réuni pour voter une motion de censure contre le service d’urbanisme du comté qui tentait d’imposer ce projet.
Les responsables du conseil avaient de nouveau averti que le refus de revenir sur la décision initiale pourrait entraîner des sanctions financières, dissuader les investissements futurs et potentiellement nuire à la langue galloise. En clair, un chantage en bonne et due forme !
Suite à l’appel interjeté contre le refus initial, un inspecteur de Planning and Environment Decisions Wales [PEDW] a finalement accordé le permis de construire ce mois-ci.
Parmi ses considérations, il a noté « le besoin local urgent » de logements sociaux dans le comté.
« La livraison de 100 % des logements prévus par le programme d’appel sous forme de logements abordables serait justifiée », a-t-il écrit.
Il a également noté que, même s’il ne cherchait pas à « minimiser les préoccupations du Conseil concernant la langue galloise », il n’y avait « que peu de preuves concrètes devant moi quant à un quelconque préjudice résultant de la location de logements locaux à des occupants originaires de l’extérieur du Gwynedd ».
Ajoutant ainsi : « Même en supposant, dans le pire des cas, que les résidents du programme d’appel n’aient aucune compétence en langue galloise et soient entièrement originaires de l’extérieur de la région, la proposition n’aurait qu’un effet mineur sur la langue.
« Je considère peu probable que tous les bénéficiaires du programme d’appel soient issus de l’extérieur de la communauté ou du district du conseil, ou qu’ils soient entièrement issus de la population ne maîtrisant pas la langue galloise. »
Le conseil a également été condamné à payer les frais d’appel du requérant.
En Bretagne, l’arrivée de populations françaises, notamment sur les côtes et, désormais, de populations extra-européennes a considérablement nuit à l’usage des langues de Bretagne qui sont actuellement en état de survie.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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