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MAJ : Il semblerait que contrairement à ce que nous affirmions, citant nos sources, l’association « Cent pour un toit » n’ait pas participé à la réunion.
Ce vendredi 22 mars, à 14 h 30, se tiendra une réunion technique à la préfecture de Quimper, concernant le projet de CAO d’Arzano — qui suscite des oppositions dans le secteur, mais aussi l’avenir en France de Diana et Aram, deux immigrés déboutés du droit d’asile et sous le coup, tous les deux, d’une obligation de quitter le territoire.
Une réunion à laquelle sont conviés des élus locaux mobilisés pour le maintien de la famille géorgienne dans la région, et pour le CAO de migrants. Mais aussi des élus départementaux, le Préfet et…. des membres du collectif militant « Cent pour un toit », qui rassemble tout au plus quelques centaines de sympathisants sur le Finistère. Le député Erwan Balanant sera également de la partie, lui qui soutient bec et ongle la famille pourtant sous l’obligation légale de quitter le territoire français.
Une réunion à laquelle ne sont par contre pas conviés ni Patrick Le Fur, ni Renée Thomaïdis deux conseillers régionaux Rassemblement national qui se sont vus adresser une fin de non-recevoir à leur demande d’y assister en tant qu’élu, ni Pierre Couedelo, conseiller municipal de Redene, ville faisant pourtant partie de la communauté de communes de Quimperlé, concernée donc elle aussi par le projet de CAO. Les trois élus sont extrêmement surpris et s’interrogent sur le caractère démocratique de cette réunion. « Aucune opposition ne peut être entendue, alors que très majoritairement, les habitants d’Arzano sont contre l’ouverture du CAO, confirmé à demi mot par la Préfecture » nous dit Patrick Le Fur.
D’autant plus que contrairement à l’association « Cent pour un toit », faible en adhérents, mais qui est aux manettes depuis plusieurs mois derrière l’affaire Aram/Diana, les élus du Rassemblement national peuvent se targuer de représenter les 22,67 % des votants qui ont choisi Marine Le Pen au second tour de la présidentielle 2017 en Finistère. ET M. Couedelo d’être un élu local d’une commune jouxtant Arzano.
Nous avons cherché à joindre la Préfecture depuis ce vendredi matin pour comprendre l’interdiction faite aux élus de la République d’assister à la réunion et d’être informé. Omerta totale. Malaise. Les élus, eux non plus, n’ont pas eu de réponse outre que la fin de non-recevoir.
« C’est vrai, cela fait un peu désordre » nous glisse une source pas très éloignée du dossier. Censure politique ? Volonté d’avancer sans que la population ne soit au courant de ce qui se trame ? En refusant l’accès à cette réunion à ces élus de la République, la préfecture du Finistère ouvre la voie à toutes les théories du complot….
Crédit photos : Wikipédia (cc)
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