Nantes. Contre les trafics de drogues et la violence des gangs, la méthode Duterte aux Philippines ? [L’Agora]

A LA UNE

L’abstention selon Richard, Bernard, Arnaud et les autres…

De consultation électorale en consultation électorale, l’abstention progresse. C’est particulièrement vrai pour les élections régionales : de 20% en 1986,...

Bretagne. Retour sur les manifestations du 31 juillet contre le pass sanitaire

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans de nombreuses villes bretonnes contre le pass sanitaire, le samedi...

Morbihan : 7 fusillades en une semaine

Il semble que la mode des fusillades, qui semble s'être quelque peu calmée à Nantes - en moyenne "seulement"...

États-Unis. Vaccinés ou non, la charge virale est la même chez les contaminés au Covid-19 [Vidéo]

Aux États-Unis, le retour du port du masque en intérieur pour les vaccinés est d'actualité car de récents travaux...

Astrid Prunier (RN) : « La Région Bretagne a voté des subventions hallucinantes à des associations féministes et communautaristes » [Interview]

La dernière session du Conseil régional de Bretagne a été l'occasion de constater, une fois de plus, le sectarisme...

Le sang a coulé, une fois de plus, à Nantes, ce week-end. Des gangs, souvent contrôlés par des mafias extra-européennes, s’affrontent, se blessent et se tuent dans la capitale historique de la Bretagne, pour le contrôle de territoires. Pour contrôler le trafic de drogue, dans les quartiers de Nantes. Pour gagner de l’argent. Pour asservir des quartiers entiers sous la coupe d’une économie parallèle et clandestine.

La même chose se passe depuis des années à Marseille, à Paris, dans les banlieues. La même chose arrive également, parfois, sporadiquement, dans nos campagnes, où les dealers infusent de la drogue et tuent notre jeunesse. Sans que les pouvoirs publics ne prennent la mesure du drame qui est en train de se produire.

Si pour le coup, la police fait bien son travail, en enquêtant, en arrêtant des réseaux entiers de trafiquants de cannabis, d’héroïne, de cocaïne, de drogues dures en tout genre, elle ne peut rien face à des réseaux à grande échelle, qui font vivre des milliers de personnes, chichement. C’est bien du côté de la conception de la lutte contre la drogue, les gangs, le trafic qu’il faudrait peut-être du changement. Pour ne pas devenir demain, un Brésil, ou des Philippines, pays gangrénés par la drogue, et qui, désormais, sont passés aux méthodes sérieuses pour s’occuper des dealers et des gangs.

C’est simple : aux Philippines, désormais, les citoyens comme les policiers ont le droit d’abattre les dealers et les trafiquants présumés. Pas très « vivre ensemble avec les dealers et les toxicos », mais comme par hasard, la méthode s’avère efficace, et son initiateur, Rodrigo Duterte, est adulé par une majorité de son peuple, n’en déplaise aux institutions supranationales, non élues, qui entendent lui dire ce qu’il doit faire dans son pays.

« Un an après son élection, la guerre contre les dealers et les toxicomanes a chassé le sentiment d’insécurité dans ce bidonville », constate la journaliste d’Arte dans ce reportage. Les dealers et trafiquants, qui usent eux-mêmes de la terreur pour faire régner la loi du silence dans leurs quartiers, à Manille comme à Nantes, comme à Marseille (le banditisme rance est universel), ne comprennent en effet que ces méthodes.

Vous aurez beau mettre en prison une petite frappe, un petit délinquant, ils seront 10 au garde-à-vous, prêt à dealer pour 100 € par jour au pied d’une tour. Ils ne craignent plus la prison, que se sont aussi appropriés les gangs et les bandes qui y font régner la loi. Ils ne craignent plus grand-chose à vrai dire, puisqu’ils se savent dans un système qui les protègera, quoi qu’ils fassent. Un système dans lequel eux et leurs familles ne peuvent pas tout perdre du jour au lendemain, alors que pourtant, ils contribuent à empoisonner notre jeunesse, quotidiennement, tout en menant une guerre avec de nombreuses victimes collatérales.

Dans les années 70-80-90, les méthodes Bolsonaro, Duterte, ont été appliquées, à plus petite échelle et illégalement, pas loin de chez nous, en Irlande, par l’IRA (d’où le fameux slogan « Kill your local drug dealer »). Bien qu’illégales, ces méthodes ont dissuadé quelques générations de jeunes Irlandais – moins aujourd’hui malheureusement – de se lancer dans l’empoisonnement généralisé de la jeunesse.

Faut-il attendre que les quartiers de Nantes deviennent ceux de Marseille, ou pire encore de Rio ou de Manille il y a quelques années, pour enfin réagir ? Ne faut-il pas, dès maintenant, prendre des mesures spécifiques, d’urgence à destination de tous ceux qui, de près ou de loin sont liés aux trafics de drogues qui se déroulent en France ? Sans aller jusqu’aux exécutions ciblées – et encore, les gros trafiquants devraient-ils être considérés différemment d’islamistes combattant la France et les Français en Syrie ? – on peut parfaitement imaginer l’enfermement à vie, sans possibilité aucune de sortir, pour tous ceux qui se prêtent au trafic de drogue. Il paraît que la France possède encore quelques bouts de la forêt amazonienne…

Effectivement, entre un Poutine qui explique qu’il faut « buter les terroristes jusque dans les chiottes », un Duterte qui appelle son peuple à abattre les dealers, et une conseillère municipale d’opposition de Nantes qui appelle, pour endiguer la guerre des gangs, à augmenter les effectifs de la police municipale, on comprend qu’il y ait certains pays qui réussissent ce qu’ils entreprennent, d’autres qui dépérissent à vue d’œil.

Les personnes aux responsabilités locales, nationales qui, chaque matin, se regardent devant une glace devraient avoir honte. Honte en songeant à toutes ces victimes d’overdose. Honte en songeant que par leur faute, des jeunes deviennent accrocs aux drogues les plus atroces. Honte d’avoir, en raison de leur système permissif et laxiste avec ces ordures, enfanté tous ces zombies qu’alimentent les mafias organisées.

Entre contempler son enfant mourir parce qu’un dealer lui refile quotidiennement de la came en toute impunité, et prendre les mesures radicales qui s’imposent face à cet assassin de masse, la population française devrait être en droit de choisir, et de faire le bon choix.

Duterte président !

Julien Dir

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Manifestations contre le pass sanitaire : vers un mois d’août mouvementé pour le gouvernement ?

Manifestations contre le pass sanitaire : vers un mois d’août mouvementé pour le gouvernement ? Débat du 31/07/2021 avec Rémi...

« Vous êtes rationnel, pourquoi nier l’efficacité des vaccins ». Laurent Ozon répond à un journaliste

Le journalisme mainstream se fait de plus en plus militant en faveur des mesures gouvernementales. Il suffit d'ailleurs de...

Articles liés

Nantes : quatre mis en examen après la fusillade mortelle aux Dervallières

Après l’arrestation fin juin, en deux vagues, de sept personnes suspectées d’avoir commandité et participé à la fusillade qui, le 11 janvier dernier, a...

Laxisme judiciaire à Nantes. Un kilo de drogue dans la voiture : un an avec sursis

Il semble que le légendaire laxisme judiciaire nantais ait encore frappé. Cette fois dans une affaire de drogue. Le 22 juin dernier lors d’un contrôle...

Immigration, violences, exactions, drogues…Combien de temps allons-nous rester sans réagir ? [L’Agora]

En deux semaines, deux meurtres en Bretagne. L’un à Plomelin, où un habitant de Quimper, âgé de 20 ans, s’est fait poignardé par deux...

Saint-Nazaire : un kilo de cannabis et 4200 € en espèces retrouvés en perquisition

Un petit trafic de drogue, assez actif de janvier à juin 2021 à Saint-Nazaire, est tombé après l'interpellation d'un couple, l'un au travail, l'autre...