La plupart d’entre nous ont déjà entendu ces pubs ici et là : « Mangez tout ce que vous voulez, ne faites jamais du sport et continuez à perdre du poids grâce à cette petite gélule magique ». Malheureusement, la science n’a jamais pu confirmer une telle affirmation.

Les PhenQ, Phen375 et autres gélules minceur ne sont pas des médicaments mais plutôt des compléments alimentaires. Personne ne pourra donc prouver que ces produits fonctionnent correctement, même si on peut lire des avis dithyrambiques sur PhenQ un peu partout.

Pourtant, que ce soit pour la résolution du Nouvel An, pour des vacances à la plage ou une soirée exceptionnelle, la perte de poids est sans doute le Graal du bien-être pour la plupart de gens. Malheureusement, les gélules minceur ne se valent pas toutes, tandis que certains compléments risquent d’entraîner des effets secondaires graves, voire mortels (Doctissimo rapportait qu’une pilule à base d’extraits thyroïdiens a provoqué la mort d’une personne et l’hospitalisation de 16 autres).

Les effets secondaires des gélules pour maigrir

Pour les personnes désireuses de perdre ou de maintenir leur poids, PhenQ et autres compléments alimentaires peuvent sembler une solution magique. En effet, les fabricants de ces produits font des promesses souvent irréalistes sur les propriétés de leurs formules, mais la plupart de ces affirmations ne sont pas étayées par la recherche clinique. Pire, les médicaments qui vous aident à perdre du poids ou à brûler des graisses dissimulent parfois des substances actives dangereuses pour votre santé.

Aujourd’hui, près de la moitié des personnes souffrant d’un trouble de l’alimentation prennent des gélules minceur sans ordonnance ou des compléments à base de plantes. Pourtant, sauf pour des raisons médicales légitimes sous surveillance clinique, vous risquez de vous mettre en danger en prenant de tels produits.

Il faut savoir que de nombreux produits minceur sont inoffensifs, et certains peuvent même être efficaces pour créer une sensation de satiété, brûler des graisses ou stimuler le métabolisme. Cependant, certaines substances actives de ces compléments alimentaires ont été pointées du doigt par l’ANSM, en raison d’effets secondaires graves comme :

  • l’augmentation du rythme cardiaque ;
  • l’hypertension artérielle ;
  • l’anxiété ;
  • la diarrhée ;
  • l’insomnie ;
  • les troubles rénaux ;
  • les dommages au foie ;
  • voir le saignement rectal.

Pourquoi faut-il se méfier des compléments minceur ?

En France, 49% des adultes souffraient en 2015 de surpoids ou d’obésité, un chiffre qui s’est stabilisé en dix ans. A l’approche de l’été, la presse féminine, les forums et blogs regorgent de recettes permettant de perdre des kilos et faire bonne figure pendant les vacances. Mais les spécialistes de la minceur ne proposent pas que les recettes et régimes alimentaires : bien des fabricants de compléments proposent des produits soi-disant à base de plantes, qui sauraient venir à bout de l’obésité et du surpoids.

Les substances brûle-graisse interdites en France

Parmi les produits pointés du doigt par l’ANSM figurent les fameux compléments alimentaires qui seraient d’innocents brûleurs de graisse. S’agit-il là d’une escroquerie ou de véritables produits brûle-graisse ? Avant tout, ces compléments alimentaires coûtent souvent cher, et on en trouve partout, allant des pharmacies aux sites Internet, le plus souvent sans aucun contrôle des formules. Parfois développés dans des laboratoires souterrains, ces produits ne bénéficient d’aucun test clinique et ont pour ingrédient principal, la caféine, une substance qui accélère le métabolisme des graisses.

Les compléments brûle-graisse sont souvent présentés en mélanges complexes, dont les plus célèbres sont le PhenQ et le Phen375. Les consommateurs peuvent s’en procurer facilement sur certains sites Internet. Certains brûleurs de graisse contiennent, entre autres, de la caféine, de la L-Carnitine, de la capsaïcine (la substance active du piment) et de la phentémine. Or, cette dernière est un célèbre anorexigène amphétaminique qui a causé quelques accidents mortels, ce qui lui a valu l’interdiction de vente en France et aux États-Unis.

L’absence d’étude sur l’efficacité des compléments minceur

Un autre problème avec les substances minceur est qu’il n’existe aucune étude réelle sur leur efficacité. En effet, l’ANSM considère ces produits comme des compléments alimentaires, ce qui ne justifie pas le recours à des tests cliniques. Il est donc très important de se renseigner avant d’acheter de tels produits. De même, attention aux achats sur les sites Internet peu recommandables, surtout pour les produits interdits par l’ANSM. Il en est de même pour les substances autorisées en France, puisqu’en plus des effets secondaires graves, ces produits peuvent présenter des problèmes de qualité.

Gélules minceur : des produits miracle ?

La plupart d’entre nous a entendu au moins une fois la promesse des pilules minceur dites « miracle », qui vous dispensent de suivre un régime ou de faire du sport. Pourtant, derrière ces promesses se cache souvent une formule chimique dont la qualité et l’efficacité réelle sont discutables. Le plus souvent, les fabricants vantent le mérite de ces produits en utilisant la phrase « à base de plantes ». Souvent basés en Chine ou dans des pays d’Europe de l’est, les fabricants vont même jusqu’à inonder le web d’une myriade de faux-avis qui leur permettraient de vanter les vertus de leurs produits. On trouve même des avis vidéos sur youtube.

Quoi qu’il en soit, la plupart des spécialistes de la diététique affirment qu’il n’existe aucun produit minceur capable d’éliminer vos kilos en trop sans suivre un régime alimentaire ni faire du sport. À cet effet, aucun produit ne peut prétendre imiter les vertus d’une activité sportive régulière et d’une alimentation saine et équilibrée. Ainsi, les professionnels de santé recommandent d’utiliser les produits minceur, uniquement en complément d’un régime alimentaire et d’une activité sportive régulière. Pour bien choisir le complément alimentaire minceur idéal, nous recommandons de consulter le rapport de l’ANSM publié en 2012.

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