Pour 81 % des Français, la diversité est une « bonne chose », en théorie…

diversité

La diversité présente dans la société française est-elle une « bonne chose » ? 81 % des Français répondent par l’affirmative selon une étude. Un « oui, mais »…

Diversité : une approbation en hausse

La diversité, une idée en marche. C’est ce que nous pourrions conclure en prenant connaissance du dernier « baromètre de la fraternité » publié par le journal Le Parisien le 14 mai et commandé par le Labo de la fraternité (un collectif de 26 associations). Il est ainsi révélé que plus de huit Français sur dix (81 %) considèrent la diversité comme une « bonne chose ». Un sentiment qui, s’il paraît très élevé, présente en plus la caractéristique d’être en hausse de cinq points par rapport à la même enquête conduite l’année dernière.

Avant de poursuivre l’analyse de ces résultats, précisons que le baromètre en question a été réalisée par OpinionWay auprès d’un échantillon de 1 013 personnes du 24 au 26 avril. Parmi les autres enseignements, cette étude nous apprend que la moitié des sondés (50 %, + 2 points) estiment que les Français sont aujourd’hui « prêts à échanger et agir avec des personnes dont les origines sociales, convictions religieuses ou origines ethniques sont différentes » des leurs. Par ailleurs, 36 % des interrogés (+ 3 points par rapport à 2018) déclarent que l’on peut faire confiance à la plupart des gens.

Des actes différents des paroles

Toutefois, l’affirmation d’une diversité triomphante dans l’Hexagone approuvée par plus des trois quarts des sondés est fortement à nuancer lorsque l’on s’intéresse ensuite aux comportements de ces mêmes individus. Ces derniers révèlent alors des attitudes très différentes des déclarations d’intentions.
Le baromètre indique que seulement 46 % des personnes questionnées reconnaissent « agir, organiser des actions, collaborer à un projet (sport, loisirs…) » avec des individus issus d’autres générations que la leur. Elles ne sont plus que 40 % à déclarer avoir ces interactions avec des individus provenant de milieux sociaux différents.

Origine ethnique et migrants : diversité contrariée ?

Ce pourcentage diminue encore lorsqu’il est question d’échanger avec des interlocuteurs ayant une couleur de peau différente (36 %). Les convictions religieuses sont une autre ligne de fracture « entravant » la diversité (34 %). Enfin, l’origine ethnique (31 %) et l’orientation sexuelle (28 %) sont aussi des barrières qu’une minorité des sondés ne franchissent pas dans la réalité. En ce qui concerne les « réfugiés », seuls 12 % du panel ont reconnu avoir eu concrètement des échanges avec ceux-ci.
Des résultats qui sont donc, en pratique, bien loin des 81 % de déclaration de bienveillance à l’égard de la diversité évoqués précédemment. Pour justifier ces écarts, les individus interrogés plaident notamment un manque d’occasions (46 %) et de temps (30 %). Et un soupçon de mauvaise foi au surplus ?
Crédit photos : Wikimedia Commons (CC/Eric Walter)
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

- Sécession la première parution de Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh-info -

- Je soutiens BREIZH-INFO -

PARTAGEZ L'ARTICLE !

LES DERNIERS ARTICLES

ARTICLES LIÉS

ABONNEZ VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Pas de pubs, pas de spams, juste du contenu de qualité !