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Les Républicains à l’agonie ! La gifle reçue lors des élections européennes est comme prévue lourde de conséquences pour LR, qui, après la démission de son président, Laurent Wauquiez, pourrait voir plusieurs de ses cadres historiques quitter le navire.
Fidélité à géométrie variable
Le 5 juin, Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d’Ile de France, a en effet annoncé sa démission du parti. Membre de l’UMP puis de LR depuis 2002, elle fut aussi ministre et porte-parole du gouvernement durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Si elle avait tenté de séduire les électeurs conservateurs de La Manif Pour Tous en 2013 en participant à un défilé organisé à Versailles contre le mariage homosexuel, elle s’était rapidement accommodée des lois sociétales mises en place sous François Hollande et avait fait volte-face en 2017 en expliquant que Les Républicains ne reviendraient pas sur la loi Taubira et « qu’ils tournaient la page ».
Après la défaite de François-Xavier Bellamy, qu’elle disait soutenir par fidélité à sa famille politique, elle fut parmi les cadres des Républicains à demander la tête de Laurent Wauquiez avec le plus d’insistance.
C'est déjà culte.
Valérie Pecresse le 15 mai à Paris lors d'un meeting de François-Xavier Bellamy : "Notre rendez-vous de ce soir, c'est celui de l'amitié. Mais je crois que c'est aussi celui de la fidélité." pic.twitter.com/Fgwh9fZQpJ— Michael Bloch (@Micbloch) June 6, 2019
La fidélité n’a semble-t-il plus la même valeur après une défaite. Le départ de ce dernier n’aura pas suffi à la faire rester, puisque l’annonce de sa propre démission intervient seulement trois jours plus tard.
Estrosi favorable à une entente entre Les Républicains et La République en Marche
Christian Estrosi, professionnel de la politique depuis 1988 (RPR, UMP, LR), n’a pas encore annoncé son départ mais appelle sans détour à un rapprochement de son mouvement avec La République en Marche, dont les mesures mises en place, sont, à ses yeux, semblables à celles que son parti prendraient s’il accédait au pouvoir. Ses électeurs apprécieront !
François-Xavier Bellamy, donné pour mort après la débâcle du 26 mai, semble revigoré par le départ de Laurent Wauquiez, qui n’était pas vraiment dans son cercle proche.
Il pourrait figurer parmi les candidats des élections internes prévues les 12 et 13 octobre prochain (avec un deuxième tour éventuel une semaine plus tard).
Gérard Larcher ne figurera certainement pas parmi ses soutiens, plaidant plus pour un renforcement de l’union de la droite et du centre que pour un virage conservateur. Le président du Sénat n’en reste pas moins lucide sur l’état des Républicains et pointe du doigt « la tentation hégémonique » de LREM.
Les élections municipales de 2020 pourraient bien avoir des allures de chant du cygne pour le parti…s’il survit jusque-là.
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