Elle refuse de se marier avec lui : le clandestin marocain la tue et brûle son corps

Ce clandestin marocain espérait berner la police française – il en sera pour ses frais. Le 14 mars, quand les pompiers pénètrent dans un appartement situé au 9e étage rue de l’Ourcq dans le 19e arrondissement parisien, ils trouvent les corps calcinés d’une mère de 46 ans et de sa fille de 13 ans. Mais l’épouvantable incendie recèle surtout un crime abject : le meurtrier a essayé de camoufler son crime en simulant l’incendie.

Le 21 mai, un ressortissant marocain de 40 ans, en situation irrégulière, a été interpellé à Montfermeil  (93) ; il est défavorablement connu… de la police marocaine pour des faits de violence volontaire. Suite aux investigations du 2e district de la police judiciaire à Paris (2e DPJ), il a été immédiatement mis en examen pour homicide, homicide d’un mineur de 15 ans et destruction de bien par incendie. Il encourt la perpétuité réelle.

Obtenir la nationalité française par le mariage

En réalité, l’homme essayait d’obtenir la nationalité française par alliance – comme nombre de ses compatriotes trafiquants de drogue ou chefs de réseaux de recel ou de vol l’obtiennent, notamment à Nantes. Mais la femme qu’il a tué refusait de casser son couple pour cèder à ses avances. Trois départs de feu ont été relevés dans l’appartement ; la femme de 46 ans a aussi été asphyxiée avant d’être brûlée et sa fille violentée.

Par ailleurs, un scellé apposé sur la porte d’entrée a été brisé… et retrouvé chez le suspect. Ce dernier persiste cependant à nier tout lien avec l’incendie et le double homicide. Pour l’heure, en attendant le procès – probablement aux assises – les policiers s’occupent de mettre à jour les liens entre le suspect et ses victimes. Tandis que le clandestin, lui, dort en prison aux frais du contribuable français.

S’opposer aux mariages blancs ? Un risque pour les maires

Les mariages blancs se multiplient en France ces dernières années – sans que les pouvoirs publics, maires en tête, n’essayent vraiment d’enrayer le phénomène. Les maires reculent notamment devant les coûts de l’enquête (près de 800 € pour l’État) et surtout ses risques : il n’est pas rare que l’agent municipal qui a des doutes soit pris à partie, violenté, accusé de racisme…

Selon les statistiques recueillies, un mariage blanc coûterait environ 15.000 € à Paris et 10.000 en province pour le mari – une affaire a défrayé la chronique en 2015 à Dijon : les ressortissants algériens déboursaient des sommes rondelettes, tandis que leurs femmes, choisies pour leurs difficultés psychologiques ou financières, ne recevaient que quelques centaines d’euros de la part des trafiquants.

A ces mariages blancs s’ajoutent les mariages gris, lorsque des étrangers en situation irrégulière séduisent des femmes très pauvres ou psychologiquement très fragiles – certains écumeraient d’ailleurs les foyers – puis le mariage est dissout rapidement pour cause de violences ou d’abandon de famille… mais entretemps le clandestin a obtenu le plus important : ses papiers. Et il devient inexpulsable. « Surtout s’il a eu la présence d’esprit de rapidement mettre sa femme enceinte », relève, amer, un policier nantais.

Louis Moulin

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