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La Russie va interdire l’usage des principaux VPN dans un délai d’un mois. Il ne sera donc plus possible aux internautes russes de contourner la censure. Enfin presque…
Russie : fin de partie pour les VPN
La libre consultation d’Internet risque de ne devenir qu’un vieux souvenir en Russie. Le gouvernement russe a menacé de bloquer d’ici un mois les neuf grands fournisseurs de VPN (Virtual Private Network) ayant refusé d’appliquer les politiques de censure de l’État. Cette annonce – la dernière en date concernant la politique russe de limiter l’accès aux contenus d’Internet – constitue un pas supplémentaire vers le modèle de censure chinois. Une Chine dont la « Grande muraille numérique » bloque certains sites étrangers et interdit Google et Facebook.
Quant à la Russie, en mars dernier, dix des principaux fournisseurs de VPN avaient reçu l’ordre de connecter leurs serveurs au système informatique du gouvernement russe, utilisé pour empêcher l’accès local à une liste noire de sites interdits. Les fournisseurs de VPN en question comprenaient NordVPN, ExpressVPN, VyprVPN, HideMyAss !, Kaspersky Secure Connection, Hola VPN, IPVanish, KeepSolid, OpenVPN et TorGuard.
Sur les dix fournisseurs VPN, cependant, seul Kaspersky (basé en Russie) s’était plié aux injonctions du gouvernement russe en acceptant de connecter ses serveurs au système informatique de l’État. Tous les autres fournisseurs avaient choisi pour leur part de ne pas répondre à ces exigences de censure.
VPN : la liberté des temps modernes
Cette interdiction à venir est une extension de la législation adoptée fin 2017 qui visait déjà l’utilisation des services VPN pour contourner la censure du gouvernement russe. Toutefois, jusqu’à présent, les autorités russes n’avaient guère fait grand-chose pour faire appliquer ces réglementations.
Roskomnadzor, le Service fédéral russe de supervision des communications, des technologies de l’information et des médias, a lancé le 6 juin dernier un ultimatum de 30 jours aux opérateurs pour répondre à la directive sur la coopération.
Du côté de NordVPN, l’un des plus célèbres fournisseurs de réseau privé virtuel, il n’est pas question de répondre positivement à la requête des services russes car cela « violerait le contrat de service conclu avec les clients », selon un porte-parole de la société. Toutefois, même si ces neuf opérateurs VPN deviennent inaccessibles en Russie, il en existe une multitude d’autres plus confidentiels.
En résumé, les services de réseau privé virtuel (VPN) offrent la possibilité aux utilisateurs d’obtenir des adresses IP localisées dans les pays de leur choix. Ce qui permet ainsi de contourner la censure en vigueur dans l’État de résidence afin de pouvoir accéder à des sites web bloqués.
En 2018 déjà, l’application de messagerie cryptée Telegram avait, elle aussi, été bloquée en Russie. Plus généralement, il existe différents moyens de protéger sa vie privée en ligne tout en conservant sa liberté de navigation :
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