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La ligne à grande vitesse et le rapprochement permanent de Paris à la Bretagne a de nombreux inconvénients. Parmi ceux-ci, l’explosion de l’immobilier, qui empêche petit à petit les Bretons, notamment les plus jeunes, de se loger sur leurs propres terres, notamment dans les métropoles et sur la côte.
Impossible en effet de rivaliser avec le pouvoir d’achat des Parisiens notamment, qui sont nombreux à venir s’installer dans nos contrées.
Selon les données récoltées par le baromètre LPI-SeLoger, le prix de l’immobilier ancien affiche une hausse annuelle à deux chiffres dans pas moins de huit villes françaises de plus de 60 000 habitants. Cette flambée des prix est d’autant plus étonnante que, comme le fait remarquer Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, la tendance globale est plutôt à un ralentissement de la hausse des prix. Prennent ainsi le marché de l’immobilier à contre-pied Cherbourg (+ 11,6 % en un an), Roubaix (+ 11,5 %), Rennes (+ 11,2 %), Avignon (+ 11,1 %), Villeneuve-d’Asq (+ 11,1 %), Tourcoing (+ 10,8 %), Brest (+ 10,6 %), la Rochelle (+ 10,1 %), Colmar (+ 9,8 %) et Saint-Denis (+ 9,1 %).
En nombre d’habitants, Rennes arrive derrière Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nice, Nantes ou encore Strasbourg. Pour autant, en termes de prix de l’immobilier, la capitale de la Bretagne distance très nettement toutes ces villes. Et pour cause, sur l’année, les logements rennais voient leur prix de vente augmenter de 11,2 %.
Le top 10 des villes où les prix des logements ont le plus augmenté en 2019
| VILLE | HAUSSE ANNUELLE | PRIX/M² |
| Cherbourg | + 11,6 % | 1 886 € |
| Roubaix | + 11,5 % | 2 044 € |
| Rennes | + 11,2 % | 3 500 € |
| Avignon | + 11,1 % | 2 621 € |
| Villeneuve-d’Asq | + 11,1 % | 2 303 € |
| Tourcoing | + 10,8 % | 2 587 € |
| Brest | + 10,6 % | 1 931 € |
| La Rochelle | + 10,1 % | 3 704 € |
| Colmar | + 9,8 % | 2 327 € |
| Saint-Denis | + 9,1 % | 3 427 € |
Quimper, parmi les 5 villes où l’immobilier a le plus baissé
C’est peu dire que le classement des dix villes françaises où les prix des logements ont le plus progressé depuis le début de l’année 2019 réserve son lot de surprises. Car contre toute attente, Bordeaux et Lyon, deux villes dont les marchés immobiliers ont longtemps été en surchauffe, sont aux abonnés absents. Et pour cause, toutes deux voient l’évolution de prix de leur immobilier revenir à la normale. Le prix au m² à Bordeaux ne progresse plus que de 2,8 % sur l’année. Et le prix de l’immobilier à Lyon n’enregistre « que » 5,3 % de hausse annuelle… « Sur Bordeaux, le coup de frein est spectaculaire » commente Michel Mouillart.
Les 5 villes où le prix de l’immobilier a le plus baissé
Quimper : – 8,3 % soit 1 452 €/m²
Reims: – 5,2 % soit 2 400 €/ m²
Bourges: – 5,1 % soit 1 455 €/m²
Pau : – 4,8 % soit 1 758 €/m²
Drancy: – 4,4 % soit 2 721 €/m²
Pendant ce temps, les Bretons eux, sont de plus en plus nombreux à devoir ou bien songer à quitter la Bretagne, ou bien se replier dans les terres et dans le centre, faute d’avoir accès à des logements à des prix décents. Force est de constater qu’en la matière, les collectivités bretonnes, qui se démènent pour trouver des solutions de logements notamment pour les migrants, peinent à oeuvrer et à faire pression pour une véritable politique de priorité au logement et à la propriété pour la population bretonne.
Photos d’illustration : DR
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