Femmes déshabillées virtuellement : DeepNude entre succès et polémique

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Une application permettant de déshabiller (virtuellement) des femmes en ayant recours à l’intelligence artificielle : DeepNude est-elle allée trop loin ?

DeepNude : quand les femmes n’ont plus rien à cacher

Déshabiller une jolie femme croisée dans la rue en ne disposant que de sa photo ? Un fantasme masculin que permettait de réaliser l’application DeepNude. Cette dernière, lancée officiellement en mars 2019, était alors présentée comme un « projet pour le divertissement de l’utilisateur » selon ses créateurs. Mais ces intentions n’ont pas été interprétées de la même manière par tout le monde.

Revenons-en plutôt au principe de base : DeepNude propose à ses utilisateurs de visualiser des femmes en tenues d’Ève à partir d’une simple photo habillée. Un déshabillage virtuel rendu possible par un recours à l’algorithme pix2pix qui a été développé en 2017 par des chercheurs de l’université de Californie à Berkeley. Cette algorithme ne fonctionne toutefois pas avec des images d’hommes et est basé sur près de 10 000 images de femmes nues. L’intelligence artificielle permet dorénavant beaucoup de choses… y compris le revenge porn.

DeepNude : le doute du fake

Avec un tel potentiel de nuisance entre les mains, nous voilà cette fois bien loin du gentil filtre Snapchat. Une collègue de travail un peu trop ambitieuse ? Une supérieure hiérarchique tyrannique ? DeepNude peut légitimement donner des envies de vengeance virtuelle par l’intermédiaire de photos dénudées venant se répandre sur les réseaux sociaux.

Car il faut préciser que, si dans la version gratuite de l’application, les photos finales sont marquées d’un filigrane « Fake » en travers de l’image, ce n’est plus le cas avec la version payante à 50 dollars. La mention « Fake » est alors inscrite dans un coin de la photo et peut être rendu invisible en une retouche… Vous imaginez la suite.

Succès et polémiques : DeepNude se rhabille

Depuis sa création, la courte vie de DeepNude a déjà connu plusieurs rebondissements. Le 20 avril, l’application était suspendue temporairement tandis qu’une version desktop (destinée aux ordinateurs classiques donc) a été lancée le 23 juin dernier. Avant un nouvel arrêt le 26 juin pour cause de « trafic inattendu ».

L’application a effectivement été victime de son succès, comme elle l’a indiqué sur Twitter le 27 juin :

Avant de rapidement faire une autre annonce, celle de sa fermeture définitive :

En argumentant notamment que « Le monde n’est pas encore prêt pour DeepNude ». « Nous avons grandement sous-estimé la demande. Malgré des mesures de sécurité adoptées (faisant référence aux filigranes), si 500 000 personnes l’utilisent, la probabilité que des gens l’utilisent mal est trop grande. Nous ne voulons pas faire de l’argent de cette façon ».

Enfin, rappelons au passage à ceux (et celles ?) déçus par la disparition de DeepNude qu’en France, le revenge porn est puni de 2 ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende. De quoi relativiser ses envies de vengeance…

Crédit photo : Pixabay (Pixabay License)
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