J’avais prévu, ici, en ces lieux, un « Eloge de la reine Brigitte ». Peste ! L’épouse du petit roi attendra (de toute manière, elle en a encore pour un « moment »… hi hi hi…). C’est que l’actualité mord de plus en plus le chroniqueur. Et ce n’est pas la publicité Citroën (elle m’enchante toujours) qui me ferait oublier ce vieux principe : garde ton souffle pour… l’épreuve suivante, comme on disait dans les casernes. Je précise, pour ne pas faire de jaloux et limiter la grogne, que je possède une Renault – je change régulièrement – et surtout pas une « diesel » !

Avez-vous remarqué cette pub’ qui me fait rigoler à chacune de ses  diffusions ? Une petite fille monte en voiture avec son papa et place un jouet, une poupée minuscule, sur le tableau de bord de l’auto… espérant la voir s’agiter au fil des bosses de la route. Mais rien de ce qu’elle espère ne se produit. La voiture avale les bosses sans remuer grâce à ses amortisseurs. Déçue, la petite fille embrasse son papa avant de rejoindre le bus scolaire. Elle emporte son jouet, qu’elle place devant elle. Le bus démarre et la poupée s’agite. Au moins autant que la gamine et sa copine, ravies de la performance… Qui a dit qu’il y avait aussi de la poésie dans la publicité ? Il est vrai que la gamine possède un charme incontestable…

Tout ça pour dire que chez les médecins, la bagarre est loin d’être terminée. Voici revenu le temps des Homais – vous savez, ce prétentieux docteur en pharmacie du XIXe siècle, immortalisé par Flaubert, qui faisait régner la Science et tout ce qui va avec, dans sa bourgade normande… Les Homais du XXIe siècle ont décidé de jeter aux poubelles (« de l’Histoire » disaient les cocos) l’homéopathie, l’acuponcture, les médecines chinoises et tibétaines… bref, tout ce qui est  « traditionnel ». Et contre l’avis de 74% de la population. En oubliant qu’avant leur époque (qui est aussi la nôtre), la médecine consistait avant tout à prévenir autant que guérir. Et que la médecine chinoise a cinq mille ans d’antériorité. Un juste retour des choses les abandonne dans leurs mathématiques de formation. De mon temps, les étudiants (en médecine) se recrutaient d’abord pour leur savoir en grec. Aujourd’hui, le talent ne se mesure plus qu’à la résolution des équations.

Ce qui est terrifiant c’est que ces avantageux réclament carrément la destitution de leurs confrères au moins aussi diplômés qu’eux. Ils veulent arracher jusqu’aux plaques professionnelles ! Incroyable haine ! Ce serait risible si ce n’était révélateur d’un mal qui progresse et que les lois récentes – notamment celle de la bonne Laetitia Avia – ont bien du mal à contenir. Ici même, sur Breiz-Info, on le ressent malgré la vigilance du patron.

Je suis soigné d’une irritation du colon par la grande sagesse homéopathique d’un bon docteur homéopathe (mais pas seulement) qui me soigne depuis dix ans, m’évitant ainsi quelque pénétration considérable de mon intimité. J’ai aussi une rémission d’un cancer prostatique (on m’a tout coupé) dû à la bonté de la médecine officielle… qui s’est reprise à deux fois pour annihiler les joyaux de la couronne. Merci la Science ! Sans elle, je serai une mourante loque humaine.

MORASSE

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