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Toute une culture accompagne le scoutisme. Le Français Pierre Joubert en était lui l’un des dessinateurs les plus appréciés.
Né en juin 1910 à Paris, il rejoint les scouts à 15 ans et devient dès ses 17 ans le dessinateur officiel des Scouts de France et de leur revue.

Pour les non-initiés, c’est essentiellement après la seconde guerre mondiale que le scoutisme s’est divisé en de nombreux mouvements (Scouts et Guides de France, Guides et Scouts d’Europe, Eclaireurs et éclaireuses de France, Scouts unitaires de France, Scouts musulmans de France, etc…) mais il en comptait déjà plusieurs à l’époque.
Chaque mouvement est par ailleurs divisé en de nombreuses troupes à travers tout le pays.
C’est en collaborant à la collection Signe de piste qu’il acquiert réellement sa renommée au sein du milieu. Il s’agit d’une série de romans jeunesse imaginée par Maurice de Lansaye, un commissaire Scout de France. Celle-ci fait la part belle à l’aventure et l’amitié ; Pierre Joubert est chargé des couvertures et dessins intérieurs de la majorité des numéros, toujours dans un style réaliste mais dynamique. Ses dessins et ses peintures -il touche aux deux méthodes- racontent des histoires à eux-seuls.
Les romans Signe de piste se vendent par millions jusqu’à la fin des années 1970, en grande partie grâce à leurs illustrations.
Pierre Joubert ne se cantonne pas à ces publications, il réalise des milliers d’œuvres que l’on peut aujourd’hui retrouver dans d’imposants recueils mais également sur des cartes postales et des posters vendus dans des magasins spécialisés comme Carric et Elor. Malgré sa disparition en 2002, sa « patte » se retrouve par ailleurs actuellement dans la revue « Scouts d’Europe ». Il semble qu’il ait donné des idées à ses héritiers !

Pierre Joubert a illustré d’autres titres grand-public, notamment des rééditions du Livre de la jungle et de L’île au trésor. Sa passion pour la chevalerie l’a aussi amené à illustrer Les Romans de la Table Ronde.
Pierre Joubert, la mer…et quelques héros bretons !
Une autre de ses passions a inspiré l’artiste : la mer.
Pierre Joubert n’a pourtant jamais été marin et il racontait ainsi dans ses mémoires avoir subi quelques critiques lorsqu’il exprimait son art sans se soucier de représenter une navigation réaliste.



Il a entre autres retracé L’histoire des voiliers, illustré Chansons de Marins tandis que de nombreux titres de Signe de piste se passent sur l’eau, notamment Gaël des Glénans.
De quoi attirer plus d’un lecteur breton !
Crédit photo : DR
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