Le faux antiracisme, vrai racisme idéologique du XXIe siècle combinant racisme anti-Blanc, racisme anti-Asiatique et nouvel antisémitisme [L’Agora]

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Suite des écrits de Philippe Perchirin, cette fois-ci à propos de l’antiracisme.

Ce qui est essentiel, si on veut complètement comprendre les enjeux de la logorrhée actuelle du prétendu « racisme » et de l’« antiracisme », c’est de complètement démystifier ce monstre qui est au cœur de l’idéologie totalitaire suprémaciste, colonialiste, esclavagiste et raciste néo-nazie du moment. Le produit de la réécriture de l’histoire du XXe en vue de préparer les horreurs du XXIe siècle.

Le racisme idéologique des empires centraux est définitivement mort sous cette forme avec la défaite nazie en 1945. Le racisme idéologique des empires coloniaux est quant à lui mort avec la décolonisation dans les années 1960. Ces deux véhicules des impérialismes du XXe siècle ne reviendront pas sous la forme qu’ils avaient connue dans les années 1850-1945 ou dans les années trente, car ces pages sont tournées. Les configurations géopolitiques ont totalement changé.

« Il va sans dire que ce qu’on appelle “antiracisme” EST le racisme idéologique et le néonazisme de notre époque »

La bien-pensance et les totalitaires actuellement au pouvoir ne cessent de prévenir leurs contemporains du risque d’un retour des totalitarismes du XXe siècle, compris comme « fascismes », réécriture orwellienne de l’histoire oblige. La fausse mémoire veut en effet que ce soit les fascismes qui aient constitué le cœur du totalitarisme du XXe siècle, alors que ce sont les communismes qui l’ont été, dont les fascismes n’ont jamais été que des doubles monstrueux (raison pour laquelle nous ne pouvons pas être de faux « antifascistes », mais devons désormais impérativement devenir de vrais antitotalitaires). La réalité est que le risque vient exactement du bord opposé : le néo-totalitarisme, celui du XXIe siècle, avance ses monstrueuses griffes depuis plusieurs décennies. Et ce sont bel et bien les tenants de la bien-pensance et du politiquement correct, les totalitaires de notre époque, et notamment les faux « antiracistes » qui sont les vrais néo-racistes qui le portent !

Le racisme contemporain s’appuie sur un monstre idéologique qui résulte d’un basculement de la gauche de la guerre des classes vers la guerre des races, et de l’occultation de ce monstrueux basculement derrière une mensongère logorrhée totalitaire d’inspiration post-soviétique.

Il va sans dire que ce qu’on appelle « antiracisme » EST le racisme idéologique et le néonazisme de notre époque ! Un nazisme inversé résultant de la décolonisation d’une part, et de l’écroulement des dictatures esclavagistes socialo-communistes de l’autre. Le but de cet animal génétiquement modifié est de donner une seconde vie aux monstres du XXe siècle. Avec à la clé vraisemblablement infiniment plus de victimes à terme. Son seul objectif politique reste le même que celui de tous les totalitarismes : le pouvoir et la domination absolus, et ce à n’importe quel prix.

Il est bien entendu que l’idéologie de haine raciale affublée de l’appellation mensongère et obscène d’« antiracisme » est par essence l’idéologie totalitaire de guerre raciale portant la guerre mondiale Nord-Sud qui s’est déclenchée dès le moment de la décolonisation – par conséquent dans les années 1960. Elle est donc dès le départ non pas l’inverse (au sens de contraire), mais la stricte INVERSION (au sens de renversement en miroir) de l’idéologie raciste gobiniste qui avait justifié la création des empires coloniaux. Par inversion j’entends le double monstrueux créé en miroir afin de justifier la contre-offensive du Sud pauvre vers le Nord riche, avec une violence accrue dans les pays où la décolonisation a échoué (donc l’Afrique et le mode arabo-musulman), pour des raisons propres à ces cultures, mais aussi en partie par la faute des anciennes puissances coloniales. Il est important de retenir ce point sur lequel je reviendrai lorsque nous envisagerons les solutions, qui doivent nécessairement comporter des réformes impliquant une intervention vraiment intelligente en Afrique et au Moyen-Orient des puissances occidentales (extérieures), comme la révision des frontières afin de tenir compte des réalités ethniques, la généralisation des systèmes politiques fédéraux et confédéraux afin d’assurer la paix, l’introduction générale du turbo-capitalisme et de l’ultra-libéralisme afin d’assurer la prospérité, la fin du capitalisme de connivence et de la Françafrique afin de mettre fin aux injustices et iniquités, mais aussi des réformes impliquant les pays décolonisés, comme la reconquête des identités propres, l’endiguement des religions étrangères que sont le christianisme et l’islam en Afrique subsaharienne, et la réforme de l’islam partout – sans oublier l’abandon de la mortifère et suicidaire logorrhée « antiraciste ». J’y reviendrai plus tard lorsque je parlerai des politiques de commerce extérieur menées à l’époque des empires coloniaux dans le cadre de notre analyse de l’avenir du libre-échange. Nous avons en effet déjà vu dans mon 10e article le lien direct existant entre le contrôle du monde (et donc l’accès aux matières premières) par les empires coloniaux en 1914 concomitant avec l’absence de traités de libre-échange (après 1865/1873) avec les deux conflits mondiaux : l’accaparement des matières premières par les empires coloniaux brimait la croissance vigoureuse des empires centraux et du Japon. C’est pour cette bonne raison que le libre-échange est considéré comme le garant de la paix depuis 1945. Mais tout est dans l’équilibre des choses – nous y reviendrons.

En ce qui concerne la France en revanche, la genèse spécifique du rouleau compresseur de l’idéologie de haine « antiraciste », progressivement apparue dans les années 60 et 70, remonte précisément à 1983 (voir mon 2e article). En 1981-82, la mise en œuvre de l’imbécile, aberrante et criminelle politique socialiste avait en effet abouti aux même résultats qu’en 1924 et en 1936 : fuite des capitaux, explosion de la dette, déficit du commerce extérieur, récession, etc. Le président Mitterrand a néanmoins décidé alors de ne pas faire ce qu’avaient fait Édouard Herriot et Léon Blum en leur temps, mais de totalement changer son fusil d’épaule. Non pas, comme le prétend l’analphabète en économie Michel Onfray (qui a de meilleures idées dans d’autres domaines), en adoptant le « libéralisme », puisque la France reste aujourd’hui un régime économique de NEP et de capitalisme de connivence et non un pays « libéral » (et ça n’est pas non plus un pays « libertaire », mais un pays qui impose par la violence un « progressisme » idéologique d’essence totalitaire assimilable à un fanatisme religieux).

Mitterrand a notamment décidé, en 1983, de faire basculer l’idéologie de la gauche de la « guerre des classes » vers celle de la « guerre des races » – l’une et l’autre mortifères et radicalement antidémocratiques et antihumanistes. Ce point est fondamental, car il démasque complètement la réalité historique de la gauche française. Celle-ci a en effet démontré ici n’avoir jamais eu aucune autre motivation politique que la prise et l’accaparement du pouvoir. Et non la défense des classes populaires ni d’idéaux quelconques.

Du jour au lendemain en effet, les classes populaires sont passées du statut de héros du travail exploités par les affreux capitalistes à celui de beaufs salauds consanguins et racistes. Ce qui est vraiment révélateur : la haine et le mépris que la gauche voue depuis lors aux classes populaires au nom de mensonges absolus est totalement sidérant et a fait tomber le masque que celle-ci arborait depuis un siècle. Jamais aucune tendance politique n’a vomi un pareil niveau d’injures et d’atteintes à la dignité humaine envers la classe des ouvriers, artisans et petits salariés. Les gauchistes insistent d’ailleurs beaucoup sur le fait que les électeurs du Front/Rassemblement National seraient des analphabètes et des illettrés – le profil qui était comme par hasard celui du Parti communiste dans les années 30 à 50, qui s’en vantait alors ! Et cette attitude démontre le fait que la seule chose qui intéresse ces sermonneurs hypocrites dénués de la moindre moralité et de la moindre humanité est le pouvoir. Et cela démontre aussi une autre vérité quant au véritable visage de ces vampires et de ces escrocs : il n’y a pas plus raciste anti-Noirs et anti-Arabes que la gauche « antiraciste », il n’y a pas plus raciste anti-Noirs et anti-Arabes que les antiracistes politiques « blancs » ! C’est eux qui étaient hier les théoriciens du racisme anti-Africains en vue de justifier la création de l’empire colonial dont ils étaient les principaux promoteurs jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. C’est eux qui avaient détruit l’identité autochtone de l’Algérie après 1871. Et ce sont comme par hasard les mêmes qui sont aujourd’hui les théoriciens du faux « antiracisme », qui n’est pas, comme je l’ai déjà dit, l’inverse du racisme d’hier, mais son inversion : son double monstrueux strictement reproduit à l’identique, mais en miroir. L’empire colonial d’hier consistait à réduire en esclavage les peuples colonisés avec le sang des esclaves européens de la métropole – au seul profit des hauts fonctionnaires et des capitalistes de connivence. L’immigration de peuplement massive d’aujourd’hui vise à réduire en esclavage les classes populaires européennes de l’ex-métropole en instrumentalisant les esclaves immigrés non comme êtres humains, mais comme objets d’une politique, déracinés et parqués au chômage dans des banlieues sans visage. Au seul profit des monstrueux auteurs de cette idéologie esclavagiste qui sont aujourd’hui les mêmes qu’hier. Des criminels contre l’humanité en puissance en attendant de l’être dans les faits. L’idéologie « antiraciste » toute entière est en effet sous-jacente aux crimes contre l’humanité qui nous attendent, qui ont vocation à laisser les crimes nazis et communistes très loin derrière eux.

La satanisation globale par amalgame de groupes humains accusés de crimes imaginaires : l’antisémitisme ancien, modèle politique de l’antiracisme moderne

Pour bien comprendre la construction mensongère de l’imposture antiraciste, c’est-à-dire au départ du racisme anti-Blancs, il faut se souvenir de la manière dont était construit l’antisémitisme traditionnel. L’auteur de cet article, qui a dans une autre vie traduit du latin à l’allemand des extraits de la Cronica S. Petri Erfordensis (Chronique de Saint-Pierre d’Erfurt) consacrés au pogrom survenu en 1299 dans la bonne ville de Rotenburg an der Fulda, peut rappeler qu’à cette époque, les juifs étaient accusés de commettre des crimes consistant à cracher sur la croix du Christ, fouler aux pieds les Saintes Évangiles, organiser des sabbats en des lieux secrets, commettre des sacrifices humains sur des enfants, empoisonner les puits afin que d’atroces maladies déciment la population. Apparemment par pure méchanceté de suppôts de Satan. Au XIXe siècle, les juifs furent accusés (du fait de l’existence notoire de juifs dans l’activité de banque) d’organiser volontairement crises économiques, chômage et misère. En 1918, les juifs furent accusés par les nationalistes allemands d’avoir – avec les communistes – poignardé la glorieuse armée allemande dans le dos afin de provoquer la défaite. Thèse reprise en sens inverse par Céline dans ses pamphlets, dans lesquels il accuse les juifs d’avoir été responsables de la défaite française de 1940 face aux Allemands. Et il est absolument vrai qu’il existe encore aujourd’hui, au sein de l’extrême-droite française, des discours consistant à accuser les juifs d’organiser la submersion migratoire de l’Europe.

Le dénominateur commun de cette longue liste d’élucubrations : il s’agit à chaque fois de crimes atroces, mais imaginaires dont nul n’a jamais pu constater le moindre fondement dans la réalité.

Cette manipulation ayant pour but de sataniser un groupe humain que l’on souhaite détruire en l’accusant de crimes atroces, mais imaginaires correspond à la pratique du bouc émissaire, très bien décrite par René Girard dans son ouvrage du même nom. Les immigrationnistes ne cessent d’ailleurs de faire ce reproche aux anti-immigrationnistes. Or c’est bien là aussi le contraire qui se constate dans la réalité : l’immigration de peuplement est malheureusement un acte de guerre par nature (cf. l’histoire des Amériques ou de l’Australie) qui ne suppose pas une « inhumanité » des envahisseurs (j’y reviendrai dans mon commentaire du film Danse avec les Loups). Évoquer les problèmes de déracinement, d’intégration ou encore de délinquance accrue certes pas de tous, mais d’une partie significative des immigrés extra-européens n’est en effet pas imaginaire. Les autochtones d’Europe sont en revanche bel et bien accusés, et ce de manière très ouverte et directe, de ne pas être des êtres humains ainsi que d’une intolérance et de crimes parfaitement imaginaires. C’est même devenu l’idéologie officielle de l’État – indiscutablement une idéologie néo-nazie. Ces accusations, presque toujours formulées dans le cadre d’amalgames (et c’est cela qui est raciste), sont d’autant plus abjectes que c’est le contraire qui est vrai : c’est bel et bien en Europe que l’on trouve empiriquement l’humanité la plus tolérante ! Pas en Asie et surtout pas au Moyen-Orient ou en Afrique. Il n’aurait jamais été possible d’importer proportionnellement 100 ou 200 millions d’Africains en Inde ou en Chine sans avoir un bain de sang. Cela a été fait sans problèmes majeurs en Europe. Les violences interethniques que connaissent l’Afrique et le monde arabo-musulman ont une ampleur inimaginable en Europe.

J’approfondirai progressivement par la suite le phénomène de la satanisation et de la déshumanisation contemporaine des Blancs sur la base de crimes imaginaires, qui reproduit par conséquent désormais envers les Blancs le schéma criminel du vieil antisémitisme. Notamment envers les classes populaires blanches qui, si elles se révoltent contre les discriminations économiques, politiques et sociales que l’État néo-nazi pratique à leur égard, accompagnées des injures et atteintes à la dignité humaine de leurs oppresseurs (blancs) et des violences subies consécutivement à la haine suscitée à leur encontre par les ci-devant « antiracistes » pour des crimes qu’elles n’ont pas commis, sont accusées… de « suprémacisme blanc ». C’est un peu comme si les mutins juifs de Sobibor ou du Ghetto de Varsovie avaient été accusés de « suprémacisme juif » par les Nazis.

On rappellera ici utilement que les classes populaires blanches ont non seulement toujours été historiquement étrangères à la traite négrière, à l’esclavage et à la colonisation, mais qu’elles en avaient été en fait des co-victimes ignorant tout des idéologies racistes prônées alors par les classes supérieures et l’État. Ce sont en effet toujours les dominants des mondes publics et de l’économie privée qui ont promu historiquement la traite négrière, l’esclavage et la colonisation (est-ce que ça a changé d’ailleurs ?). C’est-à-dire que ce sont bien les théoriciens du racisme, les négriers, les esclavagistes et les colonialistes d’hier qui sont comme par hasard les théoriciens du prétendu « antiracisme » d’aujourd’hui… et ce pour les mêmes raisons aujourd’hui qu’hier…

Philippe Perchirin

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