Brest

Suite à l’évacuation du camp de migrants de Grande-Synthe, 25 d’entre eux ont été envoyés vers Brest où ils ont été accueillis au CAO de Saint-Marc. Un centre géré par l’association Coallia, entité bien lotie par les subventions d’État…

Migrants : à Brest comme à Étrelles

C’était mardi 17 septembre au matin. Sur demande du maire de Grande-Synthe, dans le département du Nord, les forces de l’ordre ont procédé à une nouvelle évacuation du campement de migrants où vivaient près d’un millier de personnes. Lesquelles résidaient dans et autour d’un gymnase mis à disposition par la ville.

Mais, faute d’une solution durable et surtout d’un courage politique qui pourrait par exemple inciter l’État à reconduire ces personnes dans leurs pays d’origine, les migrants ont simplement été distillés à travers le territoire français. Dont la Bretagne. Ainsi, nous évoquions ces jours-ci l’arrivée de 25 migrants dans la commune d’Étrelles, toute proche de Vitré, en Ille-et-Vilaine.

Migrants de Brest : que des hommes ?

Toutefois, des arrivées ont aussi eu lieu à l’autre extrémité de la région, du côté de Brest. Le centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Saint-Marc accueille donc lui aussi 25 migrants en provenance de Grande-Synthe depuis le 17 septembre au soir.

Ces 25 migrants, dont les premières informations indiqueraient qu’il ne s’agit que d’hommes, sont hébergés dans les bâtiments de l’ancien collège de Saint-Marc. Un établissement fermé depuis trois ans et transformé en CAO (centre d’accueil et d’orientation) depuis juillet 2018.

Coallia : 76 millions d’euros de subventions

À la tête de ce CAO, se trouve l’association Coallia. Cette entité, par ailleurs mandatée par la préfecture du Finistère, est restée très discrète sur ces nouvelles arrivées. Quant à la suite, là encore, les perspectives restent floues. Les migrants étant censés être orientés « sur des dispositifs destinés aux personnes en demande d’asile situées partout en France, au regard de leur situation administrative ».

Des dispositifs dont la Cimade, association de soutien aux migrants, indiquait encore en juillet 2019 qu’ils étaient « en-deça des besoins d’hébergement car le nombre de demandeurs d’asile en cours d’instance bénéficiant des conditions d’accueil est de 151 886 en juillet 2019 contre 127 132 en mai 2018. »

Pour rappel, Coallia, gérant une large majorité des CAO dans l’Hexagone, avait touché le montant dantesque de 76 millions d’euros en subventions d’État en 2016 dont près de 33 millions d’euros pour l’accueil et l’hébergement des migrants. De quoi donner une idée aux contribuables des coûts de fonctionnement à venir si la spirale migratoire n’est pas stoppée.

Arthur Keraudren

Crédit photos : DR (photo d’illustration)
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