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À Étrelles, en Ille-et-Vilaine, 25 migrants en provenance d’un campement de Grande-Synthe vont être installés dans un lycée agricole. Sans consultation de la population locale. Et sans solution durable à moyen terme.

Migrants : de Grande-Synthe à Étrelles

Les 811 migrants stationnés dans un gymnase de Grande-Synthe (Nord) ont été évacués le 17 septembre. Mais loin de trouver une solution au problème de cette immigration extra-européenne, les autorités ont opté pour une répartition de ces individus « vers des structures d’hébergement adaptées, dans lesquelles elles se verront proposer un accompagnement individuel », selon un communiqué de la préfecture.

Parmi les points de chute retenus, la commune d’Étrelles et ses 2 500 habitants, près de Vitré, en Ille-et-Vilaine. Celle-ci doit en effet accueillir 25 migrants au sein de l’ancien lycée agricole, actuellement inoccupé et propriété du groupe Antoine de Saint-Exupéry. Ce dernier, composé d’un réseau de trois lycées situés à Rennes, Vitré et La Guerche-de-Bretagne, a mis gratuitement ses locaux à disposition. Si les migrants en question ne sont, selon les autorités, censés rester dans ces lieux que pour une durée de quinze jours, aucune information précise ne circule quant à leur devenir par la suite.

Toutefois, aux dires du sous-préfet de l’arrondissement de Fougères-Vitré Didier Doré, « l’objectif est de pouvoir les réorienter en fonction de leur statut. Certains sont demandeurs d’asile, d’autres sont des primo-arrivants. » Avant d’ajouter que « tout le monde travaille à ce que ces personnes soient en sécurité et en bonne santé. […] Une présence jour et nuit sera effectuée par des agents de sécurité afin de veiller à ce que ces personnes n’aient besoin de rien durant ces quinze jours ». Aux frais de l’État, et donc des contribuables, doit-on le préciser une nouvelle fois.

Migrants des villes, migrants des champs

Des services de l’État qui justifient également ce choix de l’arrondissement de Fougères-Vitré « pour sa proximité avec Rennes, où sont situés les services préfectoraux en charge du séjour, de l’asile et de l’éloignement ».

Une ville de Rennes où l’évacuation des quelques 400 migrants du Parc des Gayeulles n’a, là non plus, pas solutionné le problème : un nouveau squat dans un bâtiment industriel inoccupé dans le sud-est de Rennes a récemment vu arriver entre 150 et 180 de ces individus.

De son côté, à la suite de l’annonce de l’arrivée de ces 25 migrants à Étrelles, le Rassemblement national, par la voix de Gilles Pennelle, membre du bureau national et délégué départemental du RN 35, a réagi. Il dénonce « une nouvelle opération de communication présidentielle ». Et affirme que « derrière les mots se cache une réalité incontestable : le gouvernement ne cesse d’accroître les moyens matériels et financiers pour les immigrés ! » Par ailleurs, la formation politique demande « l’expulsion de l’ensemble des immigrés clandestins, un moratoire sur l’immigration légale et l’organisation d’un référendum sur le droit du sol ! »

Face à cette situation où la pression migratoire paraît hors de contrôle et à quelques jours du débat sur l’immigration qui doit se tenir à l’Assemblée nationale, les responsables politiques sont à court de solution. Faute de réalisme et de tenir enfin un langage de vérité et de fermeté.

En reportant le problème des migrants vers les communes rurales et les villes moyennes, la menace d’une immigration de peuplement et, à terme, d’un Grand remplacement, n’est pas endiguée pour autant. Elle est simplement déplacée.

Arthur Keraudren

Crédit photos : DR
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1 COMMENTAIRE

  1. […] Tartinage de clandos de Grande-Synthe un peu partout, dans les petits patelins : « l’objectif est de pouvoir les réorienter en fonction de leur statut. Certains sont demandeurs d’asile, d’autres sont des primo-arrivants. » Avant d’ajouter que « tout le monde travaille à ce que ces personnes soient en sécurité et en bonne santé. […] Une présence jour et nuit sera effectuée par des agents de sécurité afin de veiller à ce que ces personnes n’aient besoin de rien durant ces quinze jours ». Aux frais de l’État, et donc des contribuables, doit-on le préciser une nouvelle fois. » https://www.breizh-info.com/2019/09/19/127149/migrants-etrelles-grand-remplacement […]

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