En Moyen-Orient, en Afrique ou en Europe, les terroristes de l’Etat islamique n’ont pas encore dit leur dernier mot et font toujours la une de l’actualité.

Le combat se poursuit contre l’Etat islamique en Irak

Le 10 septembre, l’aviation américaine a bombardé l’île de Qanus, en Irak, expliquant via Twitter que celle-ci était infestée par Daech.
Pas moins de 36 tonnes de bombes ont été larguées lors de cette opération.

Toujours en Irak, la police de l’une des provinces du pays a indiqué que les terroristes utilisaient désormais des vaches pour commettre leurs attaques, attachant des ceintures d’explosifs aux animaux.

L’increvable Abou Bakr al-Baghdadi, chef de Daech, a de son côté appelé à secourir les prisonniers en Irak mais aussi en Syrie, dans l’ancien fief du groupe terroriste.

L’Afrique gangrenée par le terrorisme

Mi-septembre, une coalition africaine menée par l’Ethiopie et aidée entre autres par la France a arrêté trois groupes terroristes qui préparaient plusieurs attentats. Deux d’entre eux avaient rejoints les rangs des shebabs, un groupe salafiste somalien, tandis que le troisième avait prêté allégeance à l’Etat islamique. Tous ciblent particulièrement les chrétiens orthodoxes éthiopiens.

L’Afrique est touchée par l’influence de l’Etat islamique, des groupes se mettant sous son autorité dans de nombreux pays, du Mozambique au Nigéria, en passant par République Démocratique du Congo mais aussi par celle de Boko Haram. Breizh Info a évoqué plusieurs de leurs exactions et attentats durant l’été.

C’est cependant Daech qui a revendiqué l’attaque commise en Egypte le 28 septembre lors de laquelle huit hommes dont sept soldats ont été tués.

L’Europe pas épargnée

Mi-septembre, un homme de 51 ans a été arrêté dans le sud de l’Espagne. La police a trouvé des vidéos et des documents explicites dans son domicile, l’homme ayant par ailleurs évoqué des projets d’attentats dans le pays sur les systèmes de messagerie cryptés de son téléphone.

Toute la lumière n’a pas encore été faite sur les motivations du tueur de la préfecture de police mais la récente conversion du coupable, Michael Harpon, et son modus operandi –des attaques au couteau- ne sont pas sans rappeler les consignes des chefs de l’Etat islamiques aux musulmans européens avant le début de la vague d’attentats ayant touché le continent.

Ines Madani, Ornella Gilligmann et Sarah Hervouet, elles, voulaient commettre un attentat à la cathédrale Notre-Dame de Paris en 2016. Interceptées avant le drame, elles passent actuellement devant la justice française, prouvant une fois de plus que le danger islamiste n’est pas un fantasme.

Alexandre Rivet

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