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Deux trafiquants de cocaïne, Yahia et Tahar. C, ont été condamnés par le tribunal de Quimper à trois ans de prison ferme.

Trafic de cocaïne, argent liquide et arme à feu

Les affaires de trafics de drogue se succèdent en Bretagne. Vannes, Saint-Brieuc, Rennes, Nantes, Brest… Toutes nos villes voient défiler les dealers devant leur tribunal. Cette fois, c’est à Quimper que les faits se sont déroulés.

Suite à plusieurs mois de filature et d’écoutes, un homme âgé de 45 ans était interpellé à Bénodet le 22 juillet dernier. Les policiers trouvèrent alors dans son véhicule la somme de 77 000 € en numéraire et une arme de poing Sig-Sauer (9 mm). Mais le coup de filet, mené par l’antenne de police judiciaire de Quimper (aidée par celle de Brest) concernait également 11 autres individus, dont son frère, âgé quant à lui de 43 ans. Toutefois, les enquêteurs ne parviendront à mettre la main que sur une petite quantité de cocaïne, à savoir moins de 30 grammes.

L’affaire a été jugée mardi 8 octobre par le tribunal de Quimper après deux mois et demi de détention provisoire pour les deux frères. Bien que ces derniers prétexteront trafiquer chacun de leur côté, ils apparaissaient comme les têtes de réseau d’un trafic de cocaïne pour le parquet de Quimper.

Quimper : Yahia et Tahar C. condamnés

Déjà connus de la justice pour des antécédents, les deux hommes ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés. Le procureur requit quatre ans de prison avec mandat de dépôt contre eux. Mais également la confiscation des scellés, 15 000 € d’amende et une interdiction de séjourner en France.

Après de longues minutes de délibéré, Yahia et Tahar Chaabna sont condamnés à quatre ans de prison dont un an avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans. Une obligation de soins et de travail a aussi été prononcée. Tout comme une interdiction de séjour dans le Finistère. Les deux frères sont repartis en prison à l’issue de la journée.

En attendant, en Bretagne, touchée de plein fouet par le commerce et la consommation de stupéfiants, aucune politique d’envergure contre ce fléau ne semble vouloir émerger. Encore faudrait-il que les pouvoirs publics prennent conscience du problème…

Crédit photos : DR (photo d’illustration)
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