Fatiha Agag-Boudjahlat est âgée de 39 ans, elle est née le 29 décembre 1979 à Montbéliard (Franche Comté). Elle est enseignante en collège depuis 14 ans, elle a été secrétaire du MRC (chevenementiste) en charge de l’éducation de 2015 à 2017. Elle a démissionné pour ne pas soutenir Benoît Hamon. Militante française féministe universaliste, elle a cofondé « Vivre la République » avant de le quitter.

Elle publie un livre intitulé « combattre le voilement » (éditions du Cerf), qui est intéressant à lire, en plein débat sur le voile islamique.

Au-delà du voile comme objet, c’est l’acte même du voilement qui doit susciter notre réflexion. Qu’il concerne les mamans des sorties scolaires, l’étudiante syndicaliste, la chanteuse de télécrochet ou les petites filles, le voilement signe un consentement – construit, contraint, ou consenti – à un ordre patriarcal. Le voilement se banalise, de normal, il devient norme.

Le soft power islamique s’associe à l’idéologie intersectionnelle pour en faire même un vecteur d’émancipation. Qu’il n’est pas. Qu’il ne sera jamais. Qu’il n’est nulle part. À travers cette enquête sans précédent qui signale et déconstruit démissions politiques, confusions médiatiques, manipulations militantes et errements judiciaires, Fatiha Agag-Boudjahlat livre ici une analyse exigeante contre ce multiculturalisme qui vient, qui signe le triomphe du communautarisme et de l’assignation identitaire. Contre la belle et ambitieuse promesse républicaine.

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