La Grèce bat des (tristes) records en matière d’immigration

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Près de 800 migrants débarqués en Grèce en deux jours, un triste record qui rappelle la situation délicate dans laquelle se trouve le pays en matière d’immigration.

Grèce : record de migrants depuis trois ans

La pression migratoire est plus forte que jamais en Grèce. En l’espace de 48 heures, 795 migrants ont réussi à gagner les côtes grecques en provenance de Turquie entre le 29 et le 30 octobre. Cette vague d’arrivées constitue, selon les données officielles du gouvernement grec, un record depuis plus de trois ans. Ces migrants ont principalement débarqué à Alexandropouli, sur le continent, ainsi que sur les îles de Samos et Farmakonisi dans l’est de la mer Égée. Il faut donc remonter à mars 2016, soit avant l’entrée en vigueur de l’accord UE-Turquie, pour retrouver trace d’un tel afflux.

Autre indicateur à rappeler l’inquiétante situation dans laquelle se trouve la Grèce, pour ces dix premiers mois de 2019, le nombre de migrants à avoir débarqué dans le pays est déjà supérieur à celui de l’ensemble de l’année 2018 (environ 50 500). Selon les derniers chiffres du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), depuis le début du mois de janvier dernier jusqu’au dimanche 2 novembre, ce seraient 55 348 migrants qui seraient arrivés en Grèce, dont 43 683 par la mer.

Migrants : situation inextricable pour les îles grecques

Si le nouveau gouvernement grec, en place depuis juillet 2019 et moins laxiste que le précédent sur la question migratoire, a manifesté sa bonne volonté pour endiguer ses flux, il fait manifestement preuve d’impuissance compte tenu de la pression. Ce gouvernement, qui indiquait envisager le renvoi de 10 000 migrants vers la Turquie d’ici fin 2020, voit les camps mis en place sur les îles de Lesbos et de Chios totalement saturés. Lesbos où le camp de Moria, prévu pour accueillir un maximum de 3 000 migrants, abrite actuellement plus de 14 000 individus. Des surpopulations qui occasionnent par ailleurs des affrontements et des incidents réguliers entre migrants mais aussi contre le personnel de ces camps et la police.

Si les autorités grecques ont commencé à transférer une partie de ces migrants des îles vers le continent, l’exercice ressemble fort au tonneau des Danaïdes tant que des centaines de nouveaux migrants arrivent chaque jour depuis la Turquie. D’autant plus que, du côté du HCR, la solution au problème réside dans ce seul transfert des migrants vers la Grèce continentale.

Lors d’une conférence de presse le 29 octobre dernier, le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis a déclaré que la Grèce ne pouvait pas « porter les problèmes de trois continents sur ses épaules ». Le 21 octobre, un projet de loi de 237 pages sur l’immigration était présenté au Parlement grec. Il comprend notamment toute une série de modifications procédurales, dont des règles qui permettraient au gouvernement de détenir les demandeurs d’asile pour des périodes plus longues et une définition plus restrictive de ce qui constitue une famille. Pour l’heure, la frontière grecque de l’espace Schengen reste une passoire.

AK

Crédit photo : DR (Photo d’illustration)
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