En 2019, Nantes avait battu tous les records avec 65 fusillades – dont 64 liés à la guerre des gangs de la drogue – qui ont causé 3 morts et 24 blessés. Les armes ne se sont pas tues longtemps puisque un jeune homme domicilié à la Bottière, un quartier « sensible » de l’est de Nantes, a été hospitalisé ce 5 janvier avec des blessures par balle.

Vers quatre heures du matin, le 5 janvier, ce jeune homme s’est présenté au CHU avec deux légères blessures au bras, causées par une arme à feu. Il s’est empressé de s’éclipser au petit matin, avant que la police ne puisse l’interroger. Si bien qu’une fusillade a eu lieu, mais pas nécessairement à la Bottière, quartier dont les délinquants ont des rivalités de longue date avec la Boissière (quartiers nord) et Malakoff, deux autres quartiers « sensibles », sur fond de contrôle des revenus des produits stupéfiants, et autres « différends commerciaux », qui dans ces milieux ne se règlent pas devant un juge.

Selon nos informations, ce ne serait pas la seule fusillade récente que Nantes ait connu. Des détonations – provenant de balles ou d’artifices sauvages – ont été entendues le 23 décembre à l’ouest de Nantes, autour de Bellevue vers 20 heures, puis encore cinq entre 20h50 et 21 h le 29 décembre venant de Malakoff – et entendues jusque Saint-Donatien. Sans oublier ce témoignage recueilli sur les réseaux sociaux : « coups de feu dans le camp de Roms sous le pont de Cheviré vers 19h30. Vu de mes propres yeux, ils s’amusent avec des fusils à pompe, la vie est belle ».

Louis Moulin

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine