Nantes. L’Hôpital Saint-Jacques, supermarché de la drogue ?

A LA UNE

Vannes. Retour sur la manifestation du 24 juillet contre le pass sanitaire [Reportage vidéo]

Samedi 24 juillet, des centaines de milliers de personnes ont défilé contre le pass sanitaire et la tyrannie instaurée...

Violences policières internationales. Avec 32 morts, la France est plutôt bien classée

Le dernier rapport de l'IGPN, la police des polices, vient de sortir, balançant toutes les turpitudes supposées des policiers...

Pass sanitaire. Chute de fréquentation dans les cinémas et salles de sport

Instauré depuis le 21 juillet en France pour certaines activités, le pass sanitaire n'aura mis que quelques jours à...

4e vague de Covid-19 à l’hôpital ? « Un mensonge d’État » selon le fondateur de la Société Française de Virologie [Vidéo]

La vidéo de l'intervention de Jean-Michel Claverie, fondateur de la Société Française de Virologie dimanche 25 juillet sur BFMTV...

Reportage. Au cœur des manifestations parisiennes contre la tyrannie sanitaire

Ce 24 juillet, il fait relativement chaud à Paris, et à quelques centaines de mètres de la place Trocadéro,...

Connu pour abriter des unités de psychiatrie, mais aussi d’addictologie, l’hôpital Saint-Jacques, au sud de Nantes, connaît un problème de deal de drogue de longue date. Ce qui occasionne des agressions sur le personnel médical, mais aussi sur les patients et entre eux. Plus de deux ans après que les infirmiers du CHU aient tiré la sonnette d’alarme, rien ne change… et ça empire même, comme nous le confie d’anciens patients.

« Il y a beaucoup de dealers à Saint-Jacques », nous explique cet ancien patient, la trentaine. « Pour la plupart, soit ils viennent du Clos Toreau, soit des Dervallières, soit ce sont des Maghrébins qu’on voit aussi traîner à Commerce ou quai de la Fosse ». Ces clandestins qu’on appelle aussi « blédards » et qui outre le trafic de drogue, se rendent coupables d’agressions, vols à la tire ou à la roulotte par dizaines, chaque jour dans le centre-ville.

Les dealers se baladent comme ils le veulent

Les dealers profitent du fait qu’il n’y a « pas vraiment de sécurité. Même en unité fermée, on peut en partir comme on veut, les dealers se baladent comme ils le veulent, on entre et on sort comme dans un moulin », nous confie un patient qui a fait le mur de l’hôpital à plusieurs reprises. « Ça va dans les deux sens, pour les patients aussi c’est chaud », continue-t-il. « Un jour un gars qui était soigné, un noir assez musclé, est sorti de l’unité et a demandé une clope à un dealer. Il était complètement camé, il lui a fichu un coup de couteau dans le cou ». Le blessé a survécu.

Un grand choix de drogues

Quant à la drogue, « y a de tout », explique le proche d’une personne hospitalisé. Un ex-patient abonde : « certains malades se droguent pour contrebalancer ou adoucir les effets des produits qu’on nous administre. Le shit [résine de cannabis] c’est un bien dans le mal ». Et s’il n’y avait que du shit… « Il y a aussi de la beu  [herbe de cannabis], de la coke, à 80 € le gramme ou 10 € la trace, de la rabla – ça c’est l’horreur, c’est vraiment pour les camés [en arabe, cela signifie poudre. Héroïne très fortement coupée] , 60 € le caillou. De l’héroïne, du Subutex, de la méthadone, du Seresta – avec un fort dosage, ça donne très envie de boire de l’alcool, etc. », explique un ex-malade.

Quant aux malades, ils ont de l’argent. « Beaucoup ont l’AAH, c’est 900 € par mois. Ils paient en liquide avec l’argent de l’État », précise un travailleur social. « Puis il y a du trafic de médicaments, aussi, en marge, même si c’est un peu tabou. Il y a pas mal de médicaments qu’on peut trouver en HP [hôpital psychiatrique] qui sont aussi des drogues ».

Louis Moulin

Photo d’illustration : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

 

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Propagande sanitaire. Olivier Véran vaccine une secrétaire d’État enceinte devant la presse [Vidéo]

L'exécutif, par l'intermédiaire du ministre de la Santé Olivier Véran et de la secrétaire d'État Olivia Grégoire, s'est livré...

Passe sanitaire : la contre-attaque – JT de TVLibertés du mardi 27 juillet 2021 [Vidéo]

Au sommaire de cette édition du 27 juillet : les manifestations contre le passe sanitaire. Alors que les mobilisations...

1 COMMENTAIRE

  1. […] Nantes, l’hôpital psychiatrique supermarché de la drogue : « Quant aux malades, ils ont de l’argent. Beaucoup ont l’AAH, c’est 900 € par mois. Ils paient en liquide avec l’argent de l’État », précise un travailleur social. « Puis il y a du trafic de médicaments, aussi, en marge, même si c’est un peu tabou. Il y a pas mal de médicaments qu’on peut trouver en HP [hôpital psychiatrique] qui sont aussi des drogues ». https://www.breizh-info.com/2020/01/13/134391/nantes-lhopital-saint-jacques-supermarche-de-la-drogue […]

Il n'est plus possible de commenter cet article.

Articles liés

Lorient. De la cocaïne et des armes saisies, intervention du Raid

Le trafic de drogue continue d'empoisonner la Bretagne tandis qu'il enrichit les dealers, provenant souvent d'Île-de-France par ailleurs. À Lorient, une nouvelle bande de...

Pays de Saint-Malo. Cambriolages en série : les habitants appelés à la vigilance par les gendarmes

Un nouveau trafic de drogue a été démantelé dans la région de Saint-Malo avec l'arrestation d'individus en état de récidive. Un secteur géographique qui...

Nantes. Coup de filet contre la drogue : 20 kilos de cannabis et des armes saisis

Une nouvelle opération anti-drogue a eu lieu ce 1er juin aux aurores à Nantes dans les quartiers de Bellevue (Saint-Herblain, Nantes)  et au Château...

Nantes. Près d’un demi-kilo d’héroïne saisi à la Bottière, opération anti-stup à Bellevue

Le 19 février dernier, lors d'une opération anti-stupéfiants, des policiers sont intervenus au 12, boulevard Henri Dunant à la Bottière, un quartier "sensible" de...