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A Nantes vers 11h30, le RN a réussi un coup fumant. Donner une conférence de presse pour lancer la candidature d’Éléonore Revel aux municipales, avec Marine le Pen, dans une rue qui abrite encore une cellule communiste en activité – réduite il est vrai – et sans attirer les militants d’extrême-gauche, en train de bloquer l’aéroport. L’occasion pour Marine le Pen de soutenir sa candidate, mais aussi de charger lourdement sur le bilan « catastrophique » de Johanna Rolland à Nantes devant de très nombreux journalistes.
Éléonore Revel entend mener sa campagne « en prenant à bras le corps le problème de l’insécurité. Nantes a connu le plus d’augmentation de l’insécurité en 6 ans, nous sommes à égalité avec Marseille pour les règlements de comptes » et annonce le doublement de la police municipale, alors qu’il n’y a « seulement 115 policiers municipaux ». Elle a fustigé le « bilan catastrophique de Johanna Rolland sur l’insécurité », mais aussi « la droite, pas crédible, elle était au conseil municipal ».
Le RN, qui compte actuellement « près de 600 adhérents » dans le département, n’aura « pas de local de campagne à Nantes » pour ces municipales. Objectif affiché : « passer la barre des 10% », ce qui permettrait trois élus au conseil municipal.
Marine le Pen embraie : « Je suis ravie d’être là pour soutenir Gauthier Bouchet à Saint-Nazaire, Éléonore Revel à Nantes et Didier Vernet à la Baule. A Nantes on a l’espérance d’entrer au conseil municipal. Je comprends que la maire de Nantes n’a pas envie de voir Eleonore Revel et le RN au conseil municipal, mais la situation de l’insécurité à Nantes est catastrophique. Mme Rolland a appelé à voter Macron, elle a la double responsabilité, elle est comptable aussi des résultats catastrophiques à Nantes ».
Et d’enfoncer le clou : « Nantes a la double peine, l’insécurité, la criminalité, mais aussi l’anarchie. Des miliciens d’extrême-gauche contre lesquels le gouvernement ne fait rien, et Johanna Rolland est extrêmement prudente {notamment] par proximité idéologique ». Elle fustige cette « complaisance » de l’élue socialiste nantaise envers des « groupuscules terroristes du fait de la violence qu’ils mettent en œuvre ».
« Je suis Bretonne, je connais bien Nantes qui a longtemps été une ville très agréable à vivre. Sous le mandat de Johanna Rolland c’est devenu catastrophique, et plutôt que de venir en robe de bure demander pardon à la population, Johanna Rolland tweete ‘’ma priorité c’est de lutter contre le RN’’ qui n’est pas responsable de l’insécurité ! ».
En revenant sur la candidature d’Éléonore Revel, « nous avons l’espoir de garder nos villes – ce sur quoi je suis très optimiste –, d’en gagner des nouvelles et de faire élire des centaines de conseillers municipaux partout en France […] de mettre à l’épreuve nos candidats […] qui deviendront de futurs maires. Il y a un moment passionnant et enthousiasmant de recomposition de la vie politique, la sortie du faux choix gauche droite qui se traduit par plus de 100 candidats LR devenus en Marche, ils devraient se nommer les Républicains en marche, ce serait plus clair pour tout le monde, et 55 socialistes candidats pour en Marche ».
Louis-Benoît Greffe
Crédit photo : breizh-info.com
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