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L’Organisation mondiale de la santé a revu sa position le 30 janvier au sujet du coronavirus en déclarant que l’épidémie constitue désormais une urgence internationale.

Coronavirus : l’OMS acte le danger

Le coronavirus a été déclaré urgence internationale par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) car l’épidémie continue de se propager en dehors de la Chine. Selon le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, la « plus grande préoccupation est la possibilité que le virus se propage dans des pays dont les systèmes de santé sont plus faibles (…). Il ne s’agit pas d’un vote de défiance à l’égard de la Chine ».

Outre les cas détectés (environ 7 700) en Chine continentale (où 170 décès sont déjà à déplorer), ce sont actuellement 18 autres pays qui sont touchés et dans lesquels 98 cas ont été confirmés d’après l’Organisation mondiale de la santé. Si la plupart des cas recensés hors de Chine sont des personnes ayant transité par la ville chinoise de Wuhan, foyer de l’épidémie, huit cas d’infection interhumaine ont également été à relever, dont certains en Europe.

Une semaine auparavant, le 23 janvier, tandis que le coronavirus sévissait déjà en Chine mais également à l’international, l’OMS reconnaissait « l’urgence en Chine » mais considérait alors qu’il était « trop tôt » pour parler « d’urgence de santé publique de portée internationale ». Vraiment trop tôt ?

L’OMS ne veut pas limiter les voyages

Toutefois, malgré les craintes des populations, européennes au premier chef, de voir l’épidémie de coronavirus frapper massivement leur pays, l’OMS, toujours par la voix de son directeur général, a déclaré qu’il n’y avait pas lieu de limiter les voyages et les échanges commerciaux avec la Chine : « L’OMS (…) s’oppose même à toute restriction aux voyages ».

Pour justifier une pareille décision, le comité d’urgence a expliqué que ces restrictions à la circulation des personnes et des biens durant une situation d’urgence de santé publique pourraient avoir des « effets négatifs » sur l’économie des pays touchés et entraver le déploiement des moyens d’aide.

Suite à l’annonce de cette urgence internationale, le président du comité d’urgence Didier Houssin a précisé que l’OMS dispose dorénavant des prérogatives pour questionner les pays ayant mis en place des restrictions sur les voyages sur celles-ci. Qu’il s’agisse des « visas refusés », de la « fermeture des frontières » ou encore de la « mise en quarantaine de voyageurs qui sont en bonnes conditions ». En France, un sixième cas de coronavirus était confirmé le 30 janvier au soir.

AK

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Gianluca Tomasello)
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