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Les boomers, cette génération inutile et jouisseuse née au lendemain de la guerre, qui s’est épanouie pendant les Trente Glorieuses en France, mérite un grand procès pour crime contre le courage et l’intelligence. On pourra d’ailleurs étendre le chef d’accusation à leur marmaille, cette fange de consommateurs barbus, sapés n’importe comment, collabos sournois et narcissiques du grand capital et de la diversité.
Quand j’étais jeune, on désignait les boomers sous l’appellation de soixante-huitards. C’était vague mais partiellement correct puisque si tous ceux qui avaient eu entre 15 et 25 ans en mai 68 n’étaient pas forcément gauchistes, en revanche, même de droite, ils épouseraient bientôt les fondamentaux de cette boursouflure, sidérés qu’ils étaient par le conformisme qui s’étalait comme une marée noire.
Combien de ces salauds ont pu me faire la morale, ricané devant mes « lubies » en m’invitant à « faire la fête », à « faire des concessions », à épouser toutes les modes successives depuis le milieu des années 70.
Dans les années 80, quand le FN a commencé à mettre les pieds dans le plat, l’atmosphère était étouffante pour moi qui ne me suis jamais cantonné à notre « milieu ». Quoique de tempérament solitaire, j’étais, comme tout un chacun, confronté à ces boomers qui tenaient le haut du pavé et dispensaient (ou suivaient) les mots d’ordre de Libération. Quand tu émettais un doute sur l’apport à la civilisation de toute cette immigration et à ses crimes inhérents, tu finissais au ban. Et que dire lorsque tu leur mettais le nez dedans en rapportant ces viols collectifs (on disait « tournantes » pour édulcorer), les vieux massacrés, les bagnoles cramées, etc. Pareil dans les 90’s et ensuite.
Et voilà qu’aujourd’hui, les mêmes connards, qui s’incarnent dans la pensée d’un Finkielkraut, tous ces moutons qui, une vie durant, ont écouté la même musique, vu les mêmes films, baisé les mêmes nanas, lu les mêmes bouquins et porté les mêmes fringues, voilà que ces robots, parvenus à 70 piges, n’ont plus à la bouche que « laïcité en danger », « Islam conquérant » et « Gilets jaunes fascistes ». Et, bien sûr, « Refugees welcome ! » puisqu’ils n’aiment rien tant que les incohérences et leur fameux « relativisme ».
Ils « sont » Charlie, bien sûr, Hyper Casher, n’en doutons pas. De même qu’ils ont vibré au « Grand Bleu », idolâtré les moustaches de Lech Walesa et les brushings de Jack Lang et Tapie, ils ont également voté Mitterrand, Chirac, Sarko ou Macron.
Cette armée de réserve de tous les conformismes, de tous les renoncements et sabotages est désormais une armée de bouches inutiles qui pèse, non seulement sur les nerfs, mais également sur nos finances. Il conviendra donc de juger tout ça pour crimes par omission.
Au terme de ce réquisitoire, et en tant qu’avocat général des causes perdues, je réclame donc la déportation de cette génération de vieux cons dans le 93.
C. Rol, écrivain et romancier
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