prison

e 17 octobre dernier, une jeune fille mineure avait été violemment agressée près de la Gréneraie – pôle d’échanges entre le réseau bus et le busway au sud de Nantes – par un suspect jeune majeur qui l’a tabassée car elle refusait qu’il lui vole son smartphone. Un témoin l’a mis en fuite. Finalement, il a été retrouvé… en prison.

Grâce à la description précise du physique de l’agresseur, celui-ci a été retrouvé à la maison d’arrêt où il croupit depuis fin octobre pour destruction d’un bien par un conducteur d’un véhicule, cambriolage et conduite sans permis le 15 octobre dernier ; il est aussi connu pour un vol commis en septembre dernier. A 19 ans à peine, il a selon nos informations un casier déjà chargé, et est facilement reconnaissable du fait d’une tâche de naissance sur le visage.

Par ailleurs, le 10 février dernier, la police, en opération contre le trafic des stupéfiants quartier des Dervallières à Nantes, a interpellé un dealer qui avait des produits stupéfiants sur lui. Ce dernier s’est rebellé, occasionnant à deux policiers 21 et 15 jours d’ITT respectivement. Le même jour, un équipage en patrouille a interpellé deux auteurs de vols avec violence rue de la Paix.

Pendant ce temps, la délinquance du quotidien continue. « En ce moment, on voit plein de plaintes pour vols, vols avec violence, vols roulotte, vols de voiture aussi », relève un policier nantais, « la salle d’attente de l’hôtel de police ne désemplit pas. Il y a aussi pas mal d’agressions en marge de vols, voire de rixes, notamment entre migrants, ou lorsque l’auteur est migrant et la victime non ».

Depuis plusieurs années, les nantais ont eu l’occasion de constater, notamment pour les viols de rue qui se multiplient, que l’immigration rime souvent avec enrichissement culturel… des statistiques de délinquance.

De son côté, l’institut Montaigne a constaté, dans son rapport sur les 11 plus grandes villes de France, que la municipalité socialiste faisait bien peu pour la sécurité des nantais (page 21). Il y a un policier municipal pour 2626 habitants, contre une moyenne de 1 pour 1886,6 habitants pour les 11 plus grandes villes de France, le budget de sécurité par habitant, passé de 47.7€ en 2014 à 53.1 € en 2018 (+12.7%), reste aussi très inférieur à la moyenne des autres villes étudiées (81.3€/ habitant).

Et le bilan est sans appel : avec 307 incivilités pour 10.000 habitants (+9.6% de 2014 à 2018), le chiffre observé est « supérieur à la moyenne enregistrée dans les 11 plus grandes villes françaises ». Bienvenue à Nantes.

Louis Moulin

Illustration : DR
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