Avec des témoignages et des archives exceptionnels, cette série documentaire déroule l’histoire méconnue du système concentrationnaire soviétique.

Deuxième volet : 1934-1945 (revoir le premier ici)

Le NKVD, qui a succédé à la Guépéou, multiplie les camps et transforme le Goulag en véritable industrie pénitentiaire. Le nombre de déportés franchit la barre du million en 1935… 2. Prolifération : 1934-1945 Glorifié au XVIIe congrès du Parti communiste, en 1934, Staline lance les chantiers du canal Volga-Moscou et la construction d’un nouveau transsibérien. Le NKVD, qui a succédé à la Guépéou, multiplie les camps et transforme le Goulag en véritable industrie pénitentiaire. Le nombre de déportés franchit la barre du million en 1935. Vitrine spectaculaire de la grande terreur déclenchée en 1937, les procès de Moscou dissimulent l’ampleur de la répression qui s’abat aveuglément sur l’ensemble de la société soviétique et les anonymes. Exécutions de masse et arrestations arbitraires s’accélèrent. En août 1939, après la signature du pacte germano-soviétique, des centaines de milliers de Polonais, de Baltes, d’Ukrainiens de l’Ouest ou de Moldaves rejoignent dans les camps du Goulag quelque 2 millions de déportés soviétiques. Après l’invasion de l’URSS par la Wehrmacht, en juin 1941, les conditions de détention se dégradent de façon effroyable.

La famine et la maladie ravagent les rangs des détenus. En 1945, malgré la victoire sur l’Allemagne nazie, l’archipel du Goulag, indispensable moteur de la machine de production soviétique, recommence à s’étendre, augmenté notamment de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et même d’enfants qui n’ont souvent d’autre tort que d’avoir survécu à l’occupation nazie.

Illustration : DR
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