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Le « tuyau » est tombé à l’OFAST (office anti-stupéfiants) il y a seulement quelques jours comme l’indique le journal La Provence.

Celui-ci expliquait qu’une cargaison venue d’Amérique du Sud faisait route, dans un container censé renfermer de la purée de bananes, sur un navire à destination de Marseille. Il n’en fallait pas moins pour déclencher une vaste mobilisation des fonctionnaires de la PJ tricolore et des Carabinieri italiens sous l’égide de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. Car le cargo allait d’abord faire escale à Livourne puis à Gênes avant de rejoindre la cité phocéenne. C’est lors du premier stop que les enquêteurs italiens ont pu exfiltrer une grande partie de la drogue qu’ils ont remplacé par un produit de substitution afin de ne pas alerter les malfaiteurs du mauvais coup qu’ils leur préparaient. Ce matin sur le port de Marseille, le coup de grâce avait été finement organisé : une cinquantaine d’enquêteurs de l’antenne marseillaise de l’OFAST se sont mis en surveillance et ont rapidement pris en filature 3 individus qui récupéraient et chargeaient dans une camionnette les 90 sacs de sport censés contenir de la poudre blanche pour une valeur, vendue au détail, d’environ 230 millions d’euros !

Puis la PJ a décidé d’intervenir dans une maison de Saint-Mitre les Remparts et d’interpeller 3 individus en train de ranger soigneusement ces sacs. Même si la drogue a été dans sa majeure partie saisie à Livourne, elle était destinée à Marseille. Dans le cadre de ce que l’on appelle dans le jargon policier « une livraison surveillée », cette incroyable prise sera donc, comme le prévoient les textes, bien comptabilisée dans les statistiques françaises. Et c’est la plus grosse saisie de cocaïne jamais réalisée en Métropole…

Illustration : DR
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