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Une entreprise de transports routiers de Châteaubourg, près de Vitré (35), TFR, a été victime au début de l’année de plusieurs vols de centaines de litres de carburant, dans la nuit de samedi à dimanche. Les voleurs ont enfin été pris sur le fait, mais ont réussi à s’échapper.

Après que des vigiles aient été missionnés, le 22 février, les voleurs ont attendu le départ du vigile à 5h pétantes pour siphonner du carburant à 5h11 sur les camions garés sur le site. La semaine suivante, une BMW déjà repérée par le passé et un utilitaire arrivent sur le site à 5 h du matin.

Bien que les gendarmes interviennent rapidement, les voleurs en train de siphonner le carburant remontent dans la BMW et bousculent la voiture des gendarmes garée en travers le portail, avant de prendre la fuite sur la 2×2 voies à contre-sens. Des conditions qui excluent toute course poursuite ou usage des armes, la doctrine en vigueur estimant que cela pourrait causer des incidents de tir et mettre en danger les personnes. Sur place, 70 bidons et des tuyaux sont saisis. Les voleurs sont en fuite.

Les vols de carburant sont en très nette augmentation. Dans l’Oise, un homme a été arrêté à Courdimanche alors qu’il s’apprêtait à siphonner… un pipeline où 15.000 litres ont déjà disparu en un an. Fin janvier, deux équipes ont été arrêtées le 29 et le 30 à Saint-Pèrte-en-Retz (en flagrant délit) et Chaumes-en-Retz, ainsi qu’un autre homme à Pornic peu après.

« Généralement, les vols de carburant recensés dans le département sont soit le fait de vols de nécessité commis par des locaux, ou non, pauvres – ils volent pour remplir leur véhicule, ou revendre à des proches, soit quand il s’agit de quantités plus importantes, il s’agit de la délinquance itinérante », relève un gendarme du nord-est de la Loire-Atlantique.

« Notamment des gens du voyage français ou étrangers. On retrouve parfois des cuves entières remplies de carburant, enterrées dans les camps. Le carburant volé peut aller tout près – remplir leurs véhicules – ou très loin, car il existe des stations service clandestines, notamment à destination des routiers de l’est », notamment à la Jonquera, à la frontière franco-espagnole en Catalogne.

Louis Moulin

Photo d’illustration : DR
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