Pourquoi le prix du pétrole a-t-il chuté de 30 % ?

A LA UNE

Morbihan : 7 fusillades en une semaine

Il semble que la mode des fusillades, qui semble s'être quelque peu calmée à Nantes - en moyenne "seulement"...

États-Unis. Vaccinés ou non, la charge virale est la même chez les contaminés au Covid-19 [Vidéo]

Aux États-Unis, le retour du port du masque en intérieur pour les vaccinés est d'actualité car de récents travaux...

Astrid Prunier (RN) : « La Région Bretagne a voté des subventions hallucinantes à des associations féministes et communautaristes » [Interview]

La dernière session du Conseil régional de Bretagne a été l'occasion de constater, une fois de plus, le sectarisme...

Confinements et couvre-feux : quels impacts sur les couples ?

Quelles ont été les impacts des différents confinements et couvre-feux successifs sur les couples français ? Si l'on a...

Vannes. Retour sur la manifestation du 24 juillet contre le pass sanitaire [Reportage vidéo]

Samedi 24 juillet, des centaines de milliers de personnes ont défilé contre le pass sanitaire et la tyrannie instaurée...

Après le refus de la Russie de continuer de baisser sa production de pétrole, l’Arabie Saoudite a décidé de réduire ses prix et d’augmenter sa production, ce qui a fait plonger le cours de l’or noir lors de la session asiatique de lundi. D’après Bloomberg, cette chute des prix journalière est la pire depuis la guerre du Golfe.

Cette forte baisse des prix augmente la pression sur les marchés financiers déjà affectés par le coronavirus qui se propage partout dans le monde. Ce week-end, par exemple, l’Italie a placé le nord du pays en quarantaine pour endiguer l’épidémie du Covid-19.

Devant tant d’incertitudes, les investisseurs doivent garder la tête froide et profiter des opportunités de trading qui apparaissent. Le plus important est de suivre l’actualité et le calendrier économique pour anticiper une plus forte volatilité et pour protéger ses investissements.

L’OPEP+ n’arrive plus à s’entendre pour contrôler la production de pétrole mondiale et soutenir le prix du baril

L’alliance entre les membres de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) et la Russie a volé en éclat lors de la réunion du vendredi 6 mars à Vienne. Moscou a en effet décidé de ne pas prolonger son association avec Ryiad.

Ce partenariat, qui durait depuis trois ans, avait pour but d’apporter un certain équilibre au marché en contrôlant le niveau de production mondial du pétrole, ce qui a permis de soutenir les prix qui avaient chuté.

Après le refus de la Russie de maintenir cette alliance en place, l’Arabie Saoudite a décidé de baisser ses prix et de ne plus restreindre sa production. « L’Arabie a réduit ses prix de livraison en avril de 6 à 8 dollars par baril par rapport à mars en Asie, aux États-Unis, en Europe occidentale et en région méditerranéenne, où la Russie vend une grande partie de sa production » explique Le Figaro.

Il s’agirait des plus fortes baisses de prix depuis au moins 20 ans. Pour de nombreux experts, le pire pourrait encore être à venir. La banque américaine Goldman Sachs pense par exemple que cette stratégie d’intimidation par une guerre des prix pourrait pousser le pétrole jusqu’au niveau des 20 $.

Quelles sont les conséquences de cette baisse des cours de l’or noir ?

L’OPEP+ a fortement surpris les participants aux marchés et a fait chuter le prix du pétrole de plus de 30 %. Les inquiétudes des investisseurs sont encore plus importantes car après l’échec de Vienne, le marché de l’énergie est maintenant confronté à la fois à un choc de l’offre et de la demande.

En effet, la crise sanitaire mondiale due à la propagation rapide du coronavirus a de nombreuses conséquences économiques qui affecte la demande de pétrole mondiale. C’est encore plus vrai pour la Chine (foyer de l’épidémie).

D’après Le Monde, « la Chine représente 14 % de la consommation mondiale, soit 14 millions de barils par jour. Surtout, l’économie chinoise est de plus en plus gourmande en pétrole. En 2019, Pékin était le premier importateur mondial et 80 % de l’augmentation de la demande était due à la Chine seule ! »

Lundi 9 mars, le pétrole a perdu plus de 30 % pour évoluer autour des 28 $, alors que le prix du baril serait dépassé de 70 $ en janvier à 50 $ en mars avec le ralentissement de l’économie chinoise.

Cette chute des prix qui risque d’avoir des répercussions importantes sur toute l’industrie du pétrole – des géants comme Chevron aux plus petits foreurs de schiste – et sur les économies de nombreux pays.

Par exemple, les économies fortement dépendantes des revenus liés à l’exploitation du pétrole comme l’Irak ou le Nigéria pourraient être fortement affectées. Certains secteurs d’activités pourraient profiter de cette baisse des prix, comme les transports, alors que d’autres secteurs pourraient en pâtir, comme le secteur pétrolier et ses fournisseurs.

Crédit photo : Pixabay (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve jan de mention et de lien vers la source d’origine 

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Florian Philippot réagit à la manif anti-Pass Sanitaire sur BFMTV

Florian Philippot réagit à la manif anti-Pass Sanitaire sur BFMTV https://www.youtube.com/watch?v=NXtvjpY8aOg Photo d’illustration : DR  Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et...

Rennes. Wilhem Houssin, un père de famille tabassé à mort par une « une bande de jeunes »

Wilhem Houssin était un père de famille de 49 ans. Il a été tué lors d'une agression gratuite par une...

Articles liés

Le Groenland interdit la prospection pétrolière

Le Groenland dispose depuis 1979 d'un gouvernement autonome et ne fait plus partie de l'Union Européenne après son départ de l'UE en 1985. Formellement,...

La planète financière se noie dans la fausse monnaie – Politique & Eco 305 avec Pierre Jovanovic

Ultimes conséquences de la planche à billet, les banques en situation précaire, l’or acheté en masse par les états et voilà l’inflation qui pointe....

Nos économies sur la voie d’une «soviétisation» ?

Cette semaine dans C’est Cash, Estelle Farge et Olivier Delamarche s’intéressent à la «soviétisation de l’économie». Face aux mesures prises par les Etats occidentaux...

Sciences économiques ou économie politique ? Politique d’abord !

Ci-dessous le texte d'introduction du colloque de l'Institut Iliade qui s'est tenu la semaine dernière à Paris, introduction signée Jean-Yves Le Gallou. Le terme économie politique apparaît...