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La Turquie ne cause pas seulement un vif problème d’invasion migratoire à l’Europe. Ce sont aussi de faux fournisseurs de masques, comme ceux qui viennent d’arnaquer l’Etat belge, qui vient de porter plainte pour arnaque. Une histoire belge qui ne fait pas rire et met les hôpitaux dos au mur.
« Actuellement, il y a beaucoup de fournisseurs frauduleux sur le marché et nous devons vérifier, pour la sécurité de tous, que nous offrons les bons produits », affirme au Soir la société spécialisée belge LS Médical. Cette dernière avait été choisie pour fournir 10 millions de masques aux hôpitaux belges. Incapable de faire face, elle avait vu le marché lui échapper au profit du belgo-turc Mahmut Öz, et de sa société Mossa VOF. Qui est maintenant visée par une plainte pour « arnaque » de la part de l’état belge.
Le pire – il y a eu déjà un précédent, avec une autre entreprise turque qui a produit des faux grossiers avant d’être démasquée par un cabinet d’avocats bruxellois. Difficile de comprendre comment l’état belge n’a pas eu connaissance de cette première affaire, et a pu l’ignorer. Dans l’urgence, un appel à fabriquer des foulards a été lancé par des infirmières belges, et les médecins invités à consulter au maximum par téléphone.
La Belgique finalement sauvée… par la Chine
C’est finalement la Chine qui va sauver la Belgique. En deux fois. L’entreprise de E-commerce chinoise Alibaba a envoyé 500.000 masques à la Belgique, dont les 300.000 premiers ont été livrés à Liège ce lundi midi. Le même don prévoit 30.000 kits de tests rapides afin de tester un nombre maximal de malades. « Le don de matériel de protection et de test s’est fait grâce à l’intervention personnelle du Roi et avec le soutien de l’agence Wallonne à l’Exportation et aux Investissements Étrangers (Awex) », écrit la RTBF.
Dans un second temps, 10 millions de masques ont été acquis auprès de la Chine – qui est en passe de venir à bout de l’épidémie, le dernier hôpital complémentaire à Wuhan ayant été fermé la semaine dernière. Ils devraient arriver dans les jours à venir.
Louis-Benoît Greffe
Photo : DR
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