Cinéma et littérature. 3 films, 3 livres, par Xavier Eman

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Après avoir interrogé Martial Bild (TV Libertés) et Jean Ernice (Paris Vox), nous vous proposons aujourd’hui la sélection littéraire et cinématographique de Xavier Eman, qui travaille pour Eléments, pour Paris Vox, Livr’arbitres, mais également à son compte, en tant qu’auteur.

Découvrez donc sa sélection ci-dessous :

« La Grande illusion » de Jean Renoir

Un film « pacifiste » qui est aussi un magnifique hommage aux soldats et aux combattants de tous bords, au respect qui peut exister entre adversaires. Une belle représentation de la « diversité » de la France (pas exactement la même qu’aujourd’hui…), au travers des personnalités, parcours et professions des prisonniers. Egalement une touchante et mélancolique réflexion sur la fin d’un monde, celui de l’Europe aristocratique et chevaleresque, qui cède la place à la massification, à la guerre aveugle et industrialisée. Un chef d’oeuvre absolu.

« L’Aile ou la cuisse », de Claude Zidi.

Parce que la comédie n’est pas un « sous genre ». Parce qu’il n’est pas d’art plus difficile – et précieux – que de faire rire. Parce que Louis de Funès a su incarner un véritable « archétype » français dans lequel des générations entières se sont reconnues. Parce que le film soulève également, avec humour mais pertinence, de vraies questions sur la « malbouffe », l’industrialisation de notre alimentation etl a perte de notre patrimoine gastronomique.

« Le cas Richard Jewell » de Clint Eastwood 

La dernière réalisation de l’immense Clint Eastwood, qui démontre que le cinéma américain ne se réduit pas à la débilité lobotomisante des blockbusters du type « X-men », « Transformers » ou « Fast and Furious » qui sont de véritables armes de destruction massive de la culture et l’intelligence françaises et européennes… Ce dernier opus de Clint Estawood est un véritable film « populiste », relatant l’histoire (tirée d’un épisode réel) d’un héros ordinaire, issu de l’Amérique profonde, en lutte contre les médias charognards et une police sans éthique ni scrupules…

Trois livres :

« Les célibataires » d’Henry de Montherlant

Ce roman n’est sans doute pas le plus le plus connu ni le plus réputé de l’œuvre polymorphe et foisonnante de Montherlant mais il est pourtant remarquablement représentatif de la richesse de la palette de talents de l’auteur. Tour à tour drolatique, profonde, sarcastique ou pathétique, la description chirurgicale des moeurs et du quotidien de deux vieux garçons du Paris des années 20 est une plongée virtuose dans les méandres des caractères humains et de leur psychologie.

« Extension du domaine de la lutte » de Michel Houellebecq.

LE chef d’oeuvre de Houellebecq. Un livre majeur qui dissèque impitoyablement la logique libérale et sa diffusion dans toutes les dimensions de la société et de l’existence humaine. Un réquisitoire glaçant contre la déshumanisation des sociétés occidentales et une description aussi désespérante que lucide des solitudes et des névroses qu’elle produit.

« Les lumières du ciel » d’Oliver Maulin

Olivier Maulin est peut-être le Rabelais contemporain. Sa prose baroque, épique, pétaradante, hilarante tranche radicalement avec la morose grisaille dépressive de l’édition française. Maulin est un anti-moderne rigolard, un écolo-festif, un réac lumineux… Et toute sa verve et son talent se retrouvent dans cette improbable épopée de bras cassés déjantés en quête d’un monde meilleur.. Jubilatoire !

Crédit photo : DR
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