La chronique littéraire et cinéma de Martial Bild (TV Libertés) et de Jean Ernice (Paris Vox)

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Nous poursuivons ce week-end nos chroniques littéraires et cinéma habituelles, mais sous une autre forme, pour varier un peu, en interrogeant des personnalités de la presse alternative, ou que nous avons déjà eu l’occasion d’interviewer par le passé. Aujourd’hui, ce sont Martial Bild (TV Libertés) et Jean Ernice (Paris Vox) qui passent à la casserole…

Nous leur avons posé une question simple. Si vous deviez ne garder que 3 livres et 3 films, lesquels seraient-ce ? En cette période de confinement, voici donc quelques conseils avisés !

La sélection littéraire et cinéma de Martial Bild (TV Libertés)

Trois livres à emporter :

Question difficile… Alors, allons au plus simple : La Bible, parce que c’est LE livre, pour nourrir ma connaissance et ma foi.

Dans ma besace, un ouvrage qui a marqué mon adolescence : le Gilles de Pierre Drieu la Rochelle. Le caractère sulfureux de l’auteur a masqué l’aspect majeur de cette œuvre. Et pourtant, j’ai été fasciné par le thème du livre sur la décadence et par le héros, Gilles Gambier, auquel je prêtais les traits du « Gilles » (Pierrot) du peintre Watteau.

« Je ne puis plus aimer une femme. Je vais partir. Torrents de larmes, sanglots, spasmes, râles, agonie, mort, autre veillée funèbre. Femmes mortes. Dora, au loin, qu’étaient ses jours et ses nuits ? Assez. Femmes mortes. Il était mort aux femmes. Il attendit une heure. Le sanglot de Berthe ne finissait pas. Il se raidissait pour ne rien dire. Pas un mot. Il regardait autour de lui ce charmant décor, mort comme celui de sa chambre avec Pauline. »

Et puis, parce que je viens de le commencer, le nouveau roman du Suisse Joël Dicker : L’énigme de la chambre 622. Il fait 581 pages… Au rythme d’une page par jour, je peux espérer tenir un an avant de savoir qui est mort dans la chambre 622 du Palace de Verbier. Suffisamment de temps, pour espérer, tel Robinson, voir arriver un navire anglais….

Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L’enquête de police n’aboutira jamais.
Des années plus tard, au début de l’été 2018, lorsqu’un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d’imaginer qu’il va se retrouver plongé dans cette affaire.
Que s’est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier ?
 
Avec la précision d’un maître horloger suisse, Joël Dicker nous emmène enfin au cœur de sa ville natale au fil de ce roman diabolique et époustouflant, sur fond de triangle amoureux, jeux de pouvoir, coups bas, trahisons et jalousies, dans une Suisse pas si tranquille que ça

Trois films à voir :

Sans hésiter, Les Enfants du Paradis de Marcel Carné. Parce que c’est grandiose, tragique, poétique, magistral. Parce que c’est le chef-d’œuvre du cinéma français. Parce qu’il y a Arletty dans le rôle de Garance. « Je vous aime, et vous Garance, m’aimez-vous ? », cette réplique me poursuit à jamais.

Ensuite, Le Kagemusha d’Akira Kurosawa. Une fresque tellement intelligente et somptueuse. Et ainsi, l’ombre du guerrier planera sur l’île à mes côtés.

Enfin, parce que je l’ai déjà vu cent fois et que je suis prêt à le regarder cent nouvelles fois : La Grande Vadrouille pour Louis de Funès. Un génie de surcroît mal-pensant. Quel régal !

La sélection littéraire et cinéma de Jean Ernice (Paris Vox)

Pour les livres, je dirais :

Dans la dèche de Paris à Londres de Georges Orwell

À la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir et l’infortune se livrent un duel épique.

Pensées pour moi même de Marc Aurèle

Les Pensées pour moi-même ont été rédigées en grec par l’empereur romain Marc-Aurèle, entre 170 et 180 ap. J.-C., souvent pendant ses campagnes militaires. Elles étaient à l’origine destinées à être détruites à la mort de son auteur. Mais elles ont dépassé le statut de simple journal intime, pour devenir un ouvrage majeur de la philosophie stoïcienne.

Gargantua de Rabelais

Peut-on être sérieux et drôle à la fois ? Quelle « substantifique moelle » se cache sous la fantaisie des apparences ? Publié en 1534, deux ans après Pantagruel, Gargantua, qui narre la vie « très horrifique » d’un géant né par l’oreille de sa mère et inventeur du torchecul, est aussitôt interdit. Mais, par-delà la satire, le récit se colore d’humanisme : quelles méthodes d’enseignement adopter pour former l’habile homme ? Quelles doivent être les vertus du prince chrétien, en particulier en temps de guerre ? Puisé aux bonnes sources, le savoir est une gourmandise, tandis que les appétits guerriers, rendus vils et grotesques, sont balayés par une fin utopique. Si rire est encore « e propre de l’homme », la langue du XVIe siècle ne nous est plus familière.

En film :

Pulp Fiction, un classique, rien que pour la bande son.

L’odyssée sanglante et burlesque de petits malfrats dans la jungle de Hollywood à travers trois histoires qui s’entremêlent.

Le Dîner de Cons pour vous rappeler qu’il vaut mieux parfois être seul que mal accompagné !

Tous les mercredis, Pierre Brochant et ses amis organisent un dîner où chacun doit amener un con. Celui qui a trouvé le plus spectaculaire est déclaré vainqueur. Ce soir, Brochant exulte, il est sur d’avoir trouvé la perle rare, un con de classe mondiale : Francois Pignon, comptable au ministère des Finances et passionné de modèles réduits en allumettes. Ce qu’il ignore c’est que Pignon est passe maître dans l’art de déclencher des catastrophes.

Le crabe tambour

Sur un escorteur chargé d’escorter des chalutiers en direction de Terre-Neuve, un commandant et deux autres membres d’équipage se souviennent du Crabe-Tambour, un personnage qu’ils ont côtoyé et qui a participé aux guerres d’Indochine et d’Algérie.

Crédit photo : DR
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