Coronavirus. Les fantasmes d’un confiné : Le St Georges, à Port-Saint-Père

A LA UNE

L’immigration clandestine redouble en Mer Méditerranée, l’Union européenne baisse la garde

Il y a un an, trois organisations internationales paragouvernementales prédisaient un afflux massif de clandestins en Europe lors du...

Santé. Le rhume des foins empoisonne la vie de plus en plus de Français

Rhume persistant, yeux rouges et larmoyants, éternuements… l'omniprésence du Covid-19 dans l'actualité ne doit pas faire oublier que le...

Michel Maffesoli (L’Ère des soulèvements) : « Ce vitalisme que l’élite ne veut pas voir me donne espérance » [Interview]

Les éditions du Cerf viennent d'éditer un nouvel ouvrage important de Michel Maffesoli intitulé « l'Ère des soulèvements »....

De la belle aube au triste soir. La tragédie d’une famille française en Algérie [Interview]

Il n’est pas de vie qui ne soit inextricablement mêlée à notre histoire collective. Le livre De la belle...

Enfermés chez soi devant un jambon-riz ou un cassoulet en boîte, beaucoup d’entre nous commencent à fantasmer. Vivement qu’elles reviennent, les bombances d’autrefois ! Et vous, à quoi rêvez-vous ?

Moi, je pense par exemple au St Georges, à Port-Saint-Père, dans une boucle de l’Acheneau, ce drôle de cours d’eau qui coule tantôt vers la Loire au Nord, tantôt vers le lac de Grand-lieu au Sud. Un petit bourg bien calme ? Il ne l’a pas toujours été. Le 10 septembre 1793, le redoutable régiment de Mayence, à peine arrivé des frontières de l’Est, y a mené sa première attaque, après une copieuse canonnade, contre les insurgés de La Cathelinière qui verrouillaient l’accès au Pays de Retz.

Juste en face de l’église, le St Georges. La façade fait dans le fonctionnel sobre : sur une grosse maison d’angle, une grande pancarte annonce « Crêperie – Bar – Restaurant ». Le bar, face à l’entrée, annonce la couleur : une joviale animation y règne. À gauche, la salle à manger fait dans le rustique sans chichis avec ses poutres de bois, ses pierres apparentes, ses chaises en bois peint et ses nappes à carreaux. On dirait qu’elle a toujours été là, alors que l’établissement date d’une dizaine d’années. Sur des étagères, des conserves artisanales soulignent que l’important, ici, c’est le produit – de préférence d’origine locale.

Passons sur les galettes, les salades, les desserts. Tous très honorables, assurément, et capables de rassasier les appétits les plus féroces, mais le vrai titre de gloire de la maison, ce sont les viandes « accompagnées de frites, salades et sauce moutarde maison ». La sauce suffirait à racheter des viandes quelconques. Or elles ne le sont pas ! La « grosse saucisse herbes/muscadet maison » est digne d’une anthologie de la charcuterie, comme l’andouillette à la ficelle – pas maison, elle, mais néanmoins de Bretagne. À elles seules, elles valent le déplacement. Et font déplorer le confinement. À peine libéré, c’est sûr, j’y retourne. Il faudra juste veiller à réserver : à certaines heures, en période normale, la maison ne désemplit pas !

Geo Le Ster

Le St Georges, 1 place de l’Église, 44710 Port-Saint-Père. Tél. 02 40 31 68 72

Photo : DR, photo BI
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Patrick Buisson interrogé par Charlotte d’Ornellas : « La modernité nous met face à notre propre vide » [Interview]

Patrick Buisson politologue et ancien conseiller personnel du président Sarkozy, publie un nouvel essai qui raconte tout ce que...

Tour d’Italie. Caleb Ewan remporte la 7ème étape du Giro

Deuxième victoire d'étape pour Caleb Ewan (Lotto-Soudal) le 14 mai 2021, à l'occasion de la 7ème étape du Giro....

Articles liés

L’Auberge du Pays de Retz : modernité en salle, tradition dans l’assiette

23/12/2014 ‑ 08H00 Nantes (Breizh-info.com) – Bâtie à la sortie de Port-Saint-Père dans un cadre de verdure pimpant au bord de la D751 Nantes-Pornic,...