Selon Le Télégramme, un fuyard interpellé mardi soir à Vannes à l’issue d’une course-poursuite pour refus de contrôle de police, était fiché S et détenu pour apologie du terrorisme. Mi-avril, il avait été libéré à la faveur de la crise du Covid-19 comme 10 000 détenus entre le 15 mars et le 15 avril, avec de nombreux ratés à la clé, à mettre sur la facture de Nicole Belloubet et des magistrats qui ont autorisé certaines libérations.

« (…) Un Brestois de 18 ans, détenu fiché S pour radicalisation, a lui aussi bénéficié de cette mesure, sous la forme d’une libération anticipée, alors qu’il était détenu à la prison de l’Hermitage, à Brest, pour apologie du terrorisme. Un peu plus de quinze jours plus tard, le revoilà derrière les barreaux, dans le Morbihan cette fois. Avec un de ses camarades brestois, âgé de 19 ans et lui aussi très défavorablement connu des services judiciaires, il sera jugé le 19 juin prochain pour une course-poursuite avec des forces de l’ordre qui tentaient de le contrôler.

Mardi en fin d’après-midi, il a refusé de se soumettre à un contrôle de police alors qu’il était au volant d’une Renault Modus, dans le quartier de Kerihouais, à Hennebont (56). Il prend la fuite, avec un camarade, côté passager. Une impressionnante course-poursuite s’engage alors. Les fuyards rejoignent la RN 165 sur laquelle ils roulent à plus de 180 km/h, jusqu’à Vannes, où, finalement, leur course s’arrête net : à un rond-point. Leur véhicule percute une autre voiture, avant de faire plusieurs tonneaux et de finir sa course sur le toit. Très légèrement blessés, ils ont été interpellés sans résistance par les motards de la police. »

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