A Nantes, la ville se déconfine peu à peu, la délinquance aussi. Revue des principaux faits commis ces derniers jours.

Le 15, un individu place un cutter sous la gorge de sa compagne. Le couple est ensemble depuis 18 ans, arrivé en France en 2013, l’homme boit et jalouse sa compagne, qui finit par porter plainte. Jugé le 18 mai, il est condamné à dix mois ferme et part en prison. A sa sortie, il prévoit de s’installer dans une caravane dans un camp et reprendre son activité de ferrailleur.

Toujours le 15, des militants africains de l’association Tinhi Kmou – qui récupère et redistribue des aliments – ont investi l’ex-local des restos du cœur boulevard Gustave Roch, vide depuis novembre 2019, après avoir été hébergés à l’église de la Madeleine pendant le confinement – une dérive que vient de dénoncer le cardinal Sarah, un des personnages les plus influents de l’Eglise, dans une vidéo. L’association fondée par Alain Taha s’est installée dans des locaux très vétustes que les Restos du Coeur ont du finir par quitter ; la mairie leur a proposé un local de 50 m² à Malakoff, proposition refusée par Tinhi Kmou qui veut rester sur l’île de Nantes.

Au 18 mai, les cellules de garde à vue étaient plutôt vides – mais quatre étaient occupées par des personnes mises en cause pour violences conjugales. Dont un homme de 36 ans arrêté le 17 mai après que sa femme ait présenté des rougeurs et des griffures au cou. Il sera jugé le 23 juin prochain dans le cadre d’une composition pénale.

Le 18 mai encore a été enfin jugé un dossier d’agression sexuelle qui remonte au… 3 septembre 2011 à Saint-Laurent des Autels. Le prévenu, réinséré et qui travaille, a été condamné à 4 mois avec sursis et inscrit au FIJAIS, le fichier national qui recense les délinquants sexuels ; à l’époque, une fille en coma éthylique avait été violée pendant son sommeil lors d’une soirée entre jeunes.

Enfin, une affaire de meurtre est à déplorer. Après plusieurs appels de la fille d’une femme de 55 ans que personne n’avait vue depuis des mois, les policiers se sont rendus le 17 mai vers minuit allée Pablo Picasso à Saint-Herblain. Ils ont trouvé une forte odeur dans l’appartement, un homme ivre mort et le corps de la disparue, enroulé dans une couverture sur la terrasse, mais ni arme, ni sang. D’après l’autopsie, le décès de la victime pourrait remonter à fin 2019. L’homme, âgé de 49 ans et ex-compagnon de la victime, a été mis en examen pour homicide volontaire – depuis des mois, il tentait de persuader les proches de la victime qu’elle était vivante, mais ses explications se contredisaient. 

Toujours ce 17 mai, une parade de moto-cross a eu lieu dans Nantes. L’un des véhicules a calé et son propriétaire, originaire du Port Boyer, a été interpellé par la police. « Ils font ça de temps à autre pour se faire remarquer, ils traversent toute la ville, et comme ils sont en nombre, pour les interpellations, c’est difficile, mais là on a eu de la chance, on a pu en faire un », commente sobrement un policier nantais.

Louis Moulin

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